Temoignage 

 

Comment ils ont saisi la grâce

 

 

Pour Mayeul A., aujourd’hui Professeur des Ecoles à Marseille, c’est un cheminement dans une vie ordinaire et bien entourée :

 

 

« Pour moi, l’existence de Dieu a toujours été une évidence : mes parents priaient Dieu et me parlaient de Lui. Très tôt, avec une foi d’enfant, j’ai cru en Dieu et j’ai ‘’donné mon cœur à Jésus’’» lors d’un club du dimanche. Ce jour-là… je crois que le Seigneur m’a ‘’éclairé’’ et m’a permis de comprendre certaines choses concernant le Salut, mais je n’avais pas saisi l’essentiel : l’œuvre régénératrice de Christ dans ma vie.

 


 

Puis, l’âge de l’adolescence est arrivé : le collège, les amis, une vie sociale, l’impression de tout comprendre. Petit à petit, ma vie a pris deux chemins : ma vie avec les copains d’un côté, et ma foi en Dieu de l’autre. C’est un peu caricatural mais c’est proche de la réalité. Si je pense à mon adolescence ce n’est pas le mot ‘’engagement’’ qui me vient en premier : deux pas en avant, un pas en arrière et parfois un pas en avant, deux pas en arrière.

 

J’ai donc fait mon bonhomme de chemin (copains, cheveux longs, cigarette, etc.). En regardant en arrière, je peux voir comment Dieu a été fidèle et m’a protégé de toutes les choses auxquelles j’étais exposé. Le Seigneur prenait soin de moi… malgré moi !

 

Une des façons que le Seigneur a utilisées pour prendre soin de moi : placer des personnes sur mon chemin dans les groupes de jeunes, les camps. A travers le témoignage de vie de mes grands-parents et l’enseignement d’un couple, Etienne et Patricia, qui s’occupait de l’association Horizons jeunes, le Seigneur a guidé mes pas. A l’âge de 17 ans, le Seigneur m’avait en quelque sorte donné Rendez-vous. Je suis parti au Maroc avec Patricia et Etienne dans le cadre d’un camp chrétien.

 

Dans le même temps ma grand-mère décédait d’un cancer. Je ne sais pas dans quelle mesure ces circonstances ont pesé pour moi… Mais je sais que lorsque Etienne nous raconta qu’un jour, lui et sa femme avaient fait cette prière au Seigneur : ‘’C’est comme tu veux, quand tu veux. », j’ai compris que je n’étais pas capable de le faire dans la position où je me trouvais : j’étais loin de Dieu. Ce jour-là, j’ai pris un engagement ferme devant le Seigneur : reconnaissant qu’avec mes propres forces je ne pouvais pas vivre une vie engagée avec lui, j’ai demandé pardon à Dieu et lui ai demandé de prendre le volant de ma vie. Je l’ai accepté comme Sauveur et Seigneur.

 

Après, beaucoup de choses ont changé dans ma vie (cigarette, témoignage auprès des copains, etc.), et beaucoup ont certainement encore besoin d’être changées (cela, c’est l’œuvre régénératrice de Christ !).

 

Ensuite, deux événements ont influencé les années qui ont suivi. J’ai passé mon Bafa et j’ai travaillé parmi les enfants, ce qui a pas mal confirmé mon orientation professionnelle…

 

Par ailleurs, j’ai déménagé sur Marseille, ce qui m’a permis de passer à une autre étape et de couper avec tout ce qui avait conditionné mon adolescence. J’ai aussi demandé le baptême, une année après Le Rendez-vous !

 

En regardant en arrière, deux versets ont particulièrement du sens pour moi :

 

 » Ceux qui comptent sur le Seigneur reçoivent des forces nouvelles. »’(Es 40.31)

 

« ’Remets ta vie au Seigneur, compte sur Lui et II agira.  » (Ps 37.5) »

 

 

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Le parcours de Miryam L.D. ressemble à une porte qui s’ouvre progressivement et son cheminement prend en compte les réponses extraordinaires de Dieu dans les difficultés traversées.

 

 

 

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je mangerai avec lui et lui avec moi. » (Ap 3.20) est un verset important dans ma vie.

 

 

Une porte entrouverte…

 

J’ai passé la plus grande partie de mon enfance au Tchad où mes parents étaient missionnaires. Je n’ai pas tout de suite ouvert ma porte en grand. Juste entrebâillée. Peut-être un peu grâce aux histoires que maman me racontait de la Bible. Un peu aussi en allant à l’église. Mais, au début, j’en restais là. Je n’ai pas tout de suite réalisé que Dieu était là aussi pour moi. J’avais appris pas mal de choses sur Dieu et Jésus à l’école de dimanche, mais je ne les avais pas encore comprises. Donc voilà, ma porte est restée entrouverte pendant un moment.

 

 

Une porte qui s’ouvre…

 

Et puis, il y a eu le jour où Siméon-Luc, mon frère, est tombé de l’arbre. Et de l’arbre dans le coma. Il a dû être rapatrié sur Paris avec maman. Je me souviens qu’avec papa on priait pour maman et Sim. Les médecins étaient très pessimistes : soit il ne se réveillerait pas, soit il serait paralysé. Pourtant, Sim est revenu en bonne santé. Je crois que pour nous ça a été un miracle. Et, c’est là, que j’ai compris, un peu confusément encore, que Dieu était là, vraiment là, à côté de nous, qu’il ne nous regardait pas seulement mais qu’il agissait aussi. Ma porte s’est ouverte un peu plus, juste de quoi laisser entrer Jésus vraiment en moi. Plus tard, un autre événement m’a montré encore une fois que Dieu prenait soin de moi, de nous.

 

 

Une porte ouverte…

 

Nous sommes rentrés en France où j’ai fait plusieurs camps Flambeaux. Les camps, le groupe de jeunesse « Joie », le fait de pouvoir partager la relation que j’ai avec Dieu avec d’autres chrétiens et d’autres jeunes m’ont encouragée à ouvrir davantage ma porte et à accepter Jésus toujours plus comme mon Sauveur. C’est après tout ce chemin, que j’ai compris qui est Jésus et que par lui je suis sauvée.