{"id":1335,"date":"2008-07-20T10:58:28","date_gmt":"2008-07-20T10:58:28","guid":{"rendered":"\/?p=1335"},"modified":"2016-11-23T08:47:05","modified_gmt":"2016-11-23T08:47:05","slug":"themes-de-la-redemption-dans-le-cinema","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=1335","title":{"rendered":"Th\u00e8mes de la r\u00e9demption dans le cin\u00e9ma"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\">Th\u00e8mes de la r\u00e9demption dans le cin\u00e9ma<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/bobine.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8379 aligncenter\" style=\"margin: 10px;\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/bobine.jpg\" alt=\"bobine\" width=\"639\" height=\"448\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/bobine.jpg 639w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/bobine-300x210.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 639px) 100vw, 639px\" \/><\/a><\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/h1>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dossier coordonn\u00e9 par<span style=\"font-size: 16px;\"> <strong><span style=\"color: #b22222;\">Reynald Kozycki<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>Le cin\u00e9ma est une fen\u00eatre ouverte sur le monde qui nous entoure et sur la culture contemporaine. Le pire et le meilleur s&rsquo;y c\u00f4toient L&rsquo;homme cr\u00e9\u00e9 en image et en ressemblance de Dieu d\u00e9voile, au moins en partie, dans ses \u0153uvres, ses pr\u00e9occupations profondes. Plusieurs auteurs ou r\u00e9alisateurs n&rsquo;ont pas manqu\u00e9, par des moyens parfois \u00e9tranges, de soulever la question fondamentale du salut ou de la r\u00e9demption. Les trois courts articles (ou extraits) qui suivent donnent quelques perspectives int\u00e9ressantes sur ce th\u00e8me.<\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><!--more--><\/p>\n<h2>La dimension religieuse dans le cin\u00e9ma<sub>1<\/sub><\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/clap.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8380 alignleft\" style=\"margin: 10px;\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/clap.jpg\" alt=\"clap\" width=\"122\" height=\"163\" \/><\/a>par John COFFEY<sub>2<\/sub><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/pdf2008\/SERVIR%204-2008%20Cahier.pdf#page=19\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>M\u00eame des films qui ne mettent pas en sc\u00e8ne des croyants s&rsquo;inspirent souvent des r\u00e9cits de la Passion ou de l&rsquo;Apocalypse. <em>The Terminator<\/em> (1984), un film classique de science-fiction, raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;une humble femme qui est choisie pour donner naissance \u00e0 un lib\u00e9rateur nomm\u00e9 John Conner (notez bien les initiales). Comme le roi H\u00e9rode, le <em>Terminator<\/em>, ordonne le massacre d&rsquo;innocents pour d\u00e9truire le personnage messianique, mais dans ce film charg\u00e9 d&rsquo;\u00e9vocations apocalyptiques, on sait que la femme donnera le jour \u00e0 un enfant qui sauvera l&rsquo;humanit\u00e9 de la destruction.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dans de nombreux autres films, le h\u00e9ros est un personnage qui ressemble au Christ. C&rsquo;est le cas de films comme <em>El\u00e9phant Man<\/em> (1980), <em>E.T.<\/em> 1982). M\u00eame E<em>dward Scissorhands<\/em> (1990) peut se ranger parmi ces films. <em>Seven<\/em> (1995), l&rsquo;un des thrillers les plus lugubres des ann\u00e9es 1990, est saupoudr\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 d&rsquo;Aquin, Dante, <em>au Paradis perdu<\/em> de Milton, et aux sept p\u00e9ch\u00e9s capitaux. Il insiste constamment sur la corruption de l&rsquo;homme et la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un jugement. Des films comme celui-ci tirent leur force de leur discours th\u00e9ologique.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les philosophies s\u00e9culi\u00e8res n&rsquo;ont pas le m\u00eame poids, car elles n&rsquo;ont pas grand-chose \u00e0 dire au sujet du mal radical ou de la possibilit\u00e9 d&rsquo;une r\u00e9demption. Lorsque les r\u00e9alisateurs de films s&rsquo;orientent vers les tenants et les aboutissants de l&rsquo;exp\u00e9rience humaine, ils sont oblig\u00e9s de faire appel \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritage chr\u00e9tien&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h2>La r\u00e9demption dans le cin\u00e9ma<\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/clap.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8380 alignleft\" style=\"margin: 10px;\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/clap.jpg\" alt=\"clap\" width=\"122\" height=\"163\" \/><\/a>par Philippe ROHRBACH<sub>3<\/sub><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>R\u00e9demption et \u00ab\u00a0vengeance\u00a0\u00bb.<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">La vengeance refuse la r\u00e9demption, par exemple dans <em>Fury<\/em> (1936) de Fritz Lang (avec Spencer Tracy). Les supplications, les appels \u00e0 la cl\u00e9mence, les protestations v\u00e9h\u00e9mentes, les preuves m\u00eame d&rsquo;une \u00ab\u00a0amende honorable\u00a0\u00bb (j&rsquo;ai chang\u00e9, je ne suis plus le m\u00eame&#8230; ) se heurtent \u00e0 un refus inexorable. Celui qui se venge a besoin de penser que son offenseur est \u00ab\u00a0irr\u00e9cup\u00e9rable\u00a0\u00bb. La vengeance est la figure du destin, N\u00e9m\u00e9sis, comme dans <em>\u00ab\u00a0La mari\u00e9e \u00e9tait en noir\u00a0\u00bb<\/em> (1968) de Truffaut.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>Le sens fort de la r\u00e9demption<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dans la r\u00e9demption il y a l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un renversement, d&rsquo;une transformation r\u00e9elle du coupable. Un changement radical a lieu, une nouvelle naissance, une conversion authentique, bref, un renversement de l&rsquo;ancien au nouveau. Donc, la r\u00e9demption du criminel, par exemple, est impr\u00e9visible, elle exc\u00e8de le pouvoir r\u00e9pressif et correctif de la peine, le transcende totalement. Un tel renversement, int\u00e9rieur, spirituel, ne peut \u00eatre produit par des moyens ext\u00e9rieurs.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ces moyens ext\u00e9rieurs sont des conditions parfois n\u00e9cessaires mais jamais suffisantes. On peut avoir \u00ab\u00a0pay\u00e9 sa dette \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 la vie civile et se conduire correctement, sans r\u00e9demption. La r\u00e9demption n&rsquo;est pas seulement le \u00ab\u00a0redressement\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0correction\u00a0\u00bb du d\u00e9linquant ou du criminel. Elle va plus loin, elle suppose une \u00ab\u00a0transfiguration\u00a0\u00bb, c&rsquo;est la mani\u00e8re de penser, le sens m\u00eame que l&rsquo;individu donne \u00e0 son existence qui ont radicalement chang\u00e9.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>Comment la r\u00e9demption est-elle possible ?<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Alors, la question vient tout naturellement, comme celle de Nicod\u00e8me \u00e0 J\u00e9sus : comment cela peut-il se faire ? Comment celui qui a vol\u00e9, par exemple, cesse-t-il de voler, et cela non seulement par peur du ch\u00e2timent, par r\u00e9pression ou par correction, mais par transformation int\u00e9rieure ? Transformation qui conduit \u00e0 une vie nouvelle, o\u00f9 non seulement le voleur ne vole plus, mais o\u00f9 il d\u00e9couvre la valeur du don, de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, du d\u00e9vouement, etc. Comment s&rsquo;op\u00e8re ce renversement de l&rsquo;ancien au nouveau qui est \u00e0 l&rsquo;oeuvre dans toute r\u00e9demption ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Elle dit d&rsquo;abord que l&rsquo;instance divine, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;instance supr\u00eame \u00ab\u00a0ne veut pas la mort du p\u00e9cheur\u00a0\u00bb, mais qu&rsquo;il se convertisse et qu&rsquo;il vive, suivant la formule biblique bien connue. <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>(Ez\u00e9chiel 18:23,33:11)<\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/camera.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8381 alignleft\" style=\"margin: 10px;\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/camera.jpg\" alt=\"camera\" width=\"325\" height=\"376\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/camera.jpg 325w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/camera-259x300.jpg 259w\" sizes=\"auto, (max-width: 325px) 100vw, 325px\" \/><\/a>\u00a0<\/p>\n<h3>Le m\u00e9diateur<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">A c\u00f4t\u00e9 de cette figure radicale de la r\u00e9demption, on peut \u00e9voquer des sc\u00e9narios de r\u00e9demption o\u00f9 la pr\u00e9sence d&rsquo;un m\u00e9diateur permet le salut comme acc\u00e8s \u00e0 une \u00ab vie nouvelle \u00bb. Souvent, c&rsquo;est l&rsquo;amour qui op\u00e8re la m\u00e9diation, ou la confiance accord\u00e9e en d\u00e9pit de tout, l&rsquo;amiti\u00e9, bref, une relation impr\u00e9visible et miraculeuse survient et r\u00e9oriente de fond en comble la vie du \u00ab\u00a0p\u00e9cheur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>L\u2019exemple des <em>Mis\u00e9rables<\/em><\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Un exemple saisissant peut \u00eatre trouv\u00e9 dans <em>Les Mis\u00e9rables<\/em> de Victor Hugo. On se rappelle de l&rsquo;\u00e9pigraphe du c\u00e9l\u00e8bre roman\u00a0: <em>Tant qu&rsquo;il existera, par le fait des lois et des m\u0153urs, une damnation sociale cr\u00e9ant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d&rsquo;une fatalit\u00e9 humaine la destin\u00e9e qui est divine&#8230;<\/em> et on comprend que la r\u00e9demption est l&rsquo;enjeu majeur de l&rsquo;\u0153uvre.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le roman commence par \u00ab\u00a0le portrait d&rsquo;un juste\u00a0\u00bb : Mgr Muriel, qui devient Mgr Bienvenu. Et c&rsquo;est ce juste qui sera le m\u00e9diateur dans le processus de r\u00e9demption de Jean Valjean. On lira le chap. 12 du Livre deuxi\u00e8me, intitul\u00e9 <em>\u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9v\u00eaque travaille\u00a0\u00bb<\/em>. La c\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0sc\u00e8ne des chandeliers\u00a0\u00bb montre l&rsquo;\u00e9v\u00eaque \u00ab\u00a0au travail\u00a0\u00bb : il pr\u00e9tend avoir donn\u00e9 l&rsquo;argenterie vol\u00e9e \u00e0 Jean Valjean qui vient d&rsquo;\u00eatre arr\u00eat\u00e9 par les gendarmes, et y ajoute, pour faire bonne mesure, les chandeliers d&rsquo;argent qui sont sur la chemin\u00e9e. Le sens de ce geste se trouve dans les paroles qui concluent le chapitre : <em>Jean Valjean, mon fr\u00e8re, vous n &lsquo;appartenez plus au mal, mais au bien. C&rsquo;est votre \u00e2me que je vous ach\u00e8te ; je la retire aux pens\u00e9es noires et \u00e0 l&rsquo;esprit de perdition, et je la donne \u00e0 Dieu<\/em><strong><sub>4<\/sub><\/strong>.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>La vision biblique<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Et pour finir nous pouvons dire que l&rsquo;id\u00e9e chr\u00e9tienne de r\u00e9demption accomplit toutes ces figures que nous avons sugg\u00e9r\u00e9es : c&rsquo;est un autre qui a pay\u00e9 le prix \u00e0 notre place, nous pouvons \u00eatre gratuitement justifi\u00e9s, restaur\u00e9s, renouvel\u00e9s. Nous \u00ab\u00a0avons droit\u00a0\u00bb \u00e0 un nouveau commencement par la gr\u00e2ce d&rsquo;un autre qui a pay\u00e9 pour nous. C&rsquo;est ce que les r\u00e9cits les plus profonds laissent entrevoir, ceux o\u00f9 l&rsquo;amour paye le prix de la faute : la r\u00e9demption est un acte d&rsquo;amour qui m&rsquo;est adress\u00e9 sans que je sache pourquoi, sans que je puisse le pr\u00e9voir ou le commander. Je n&rsquo;ai rien m\u00e9rit\u00e9 et je n&rsquo;ai rien pay\u00e9. Une r\u00e9demption sans prix, donc, dont le prix infini a \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9 par un autre, qui a fait toutes choses nouvelles et dont l&rsquo;amour est le nom.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<table style=\"width: 80%;\" border=\"1\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"2\" align=\"center\" bgcolor=\"#b1cae5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<h2 style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0La grande histoire\u00a0\u00bb dans le cin\u00e9ma<\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>par Rapha\u00ebl ANZENBERGER<sub>5<\/sub><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Nous r\u00eavons tous d&rsquo;une grande histoire dans laquelle nous serions le h\u00e9ros principal. C&rsquo;est le refrain de nos vies, et \u00e7a commence tr\u00e8s t\u00f4t. Mes fils se battent en duel chaque soir pour savoir qui sera le plus fort, tandis que mes filles enfilent leur robe de princesse et dansent \u00e0 n&rsquo;en plus finir sur le carrelage de la cuisine.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Mes enfants ont soif de merveilleux, de beaut\u00e9, d&rsquo;aventure, d&rsquo;amour. Puis les ann\u00e9es filent, et la raison s&rsquo;installe. S&rsquo;\u00e9merveiller du monde qui nous entoure devient presque grotesque.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">C&rsquo;est pour cela que les hommes se r\u00e9fugient dans les salles obscures des cin\u00e9mas pour voir James Bond sauver pour la 123e fois la plan\u00e8te Terre, volant au secours de la belle brune, tout en d\u00e9samor\u00e7ant \u00e0 la derni\u00e8re seconde la bombe atomique et flinguant au passage le vilain.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Nous r\u00eavons tous d&rsquo;une grande aventure, d&rsquo;un grand amour. Mais lorsque nous regardons nos vies en face, force est de constater qu&rsquo;il y a comme un d\u00e9calage entre nos r\u00eaves les plus fous, et nos r\u00e9alit\u00e9s les plus path\u00e9tiques. Nous essayons de combler le vide par des films qui nous font du bien. Nous sortons des salles de cin\u00e9ma, nous nous sentons forts, grands, beaux, invincibles. Le monde est \u00e0 nous ! Je suis James Bond, je suis Barman, je suis un h\u00e9ros.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Saint-Augustin disait d\u00e9j\u00e0 dans ses Confessions : <em>\u00ab\u00a0nous avons \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s pour Dieu, et notre c\u0153ur est toujours agit\u00e9 de trouble et d&rsquo;inqui\u00e9tude jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il trouve son repos en lui\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Tout devient maintenant plus clair. Celui que nous cherchons dans nos salles de Cin\u00e9ma, c&rsquo;est Dieu. L\u2019aventure, c&rsquo;est lui, le grand amour, c&rsquo;est lui. Le Grand Ennemi, c&rsquo;est Satan qui siffle dans nos oreilles : \u00ab\u00a0Tu as encore le temps, Dieu attendra\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Il n&rsquo;y a que Dieu qui peut nous affranchir de notre r\u00e9alit\u00e9, de nos craintes. Vous voulez vivre la grande aventure, le grand amour ? Ne cherchez plus, vous l&rsquo;avez, en Dieu. C&rsquo;est lui votre h\u00e9ros.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<hr \/>\n<p align=\"JUSTIFY\">NOTES<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>1. <\/strong>\u00a0Extrait de <em>Les chr\u00e9tiens et le cin\u00e9ma<\/em>, John Coffey, dans le Forum de Gen\u00e8ve, 7.3, septembre 2004<\/p>\n<div id=\"ftn2\" dir=\"LTR\">\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>2. <\/strong>\u00a0John Coffey, est professeur \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Leicester.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\" dir=\"LTR\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><br \/> <\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>3.<\/strong> \u00a0Professeur de philosophie au Lyc\u00e9e Kl\u00e9ber de Strasbourg<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\" dir=\"LTR\">\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>4. <\/strong>\u00a0On pourrait multiplier les exemples de m\u00e9diation r\u00e9demptrice. Quelques-uns, au hasard : <em>A la rencontre de Forrester<\/em> (Gus Van Sant), <em>American History X<\/em> (Tony Kaye &#8211; \u00e2mes sensibles s&rsquo;abstenir-). Plus ancien, ce film fran\u00e7ais si attachant : <em>Les Grandes Gueules<\/em> (Robert Enrico, 1965) o\u00f9 la r\u00e9demption prend la place de la vengeance, l\u00e0 aussi au prix de l&rsquo;intercession d&rsquo;un m\u00e9diateur, incarn\u00e9 par un Bourvil v\u00e9ritablement \u00e9mouvant d&rsquo;humanit\u00e9. Dans la litt\u00e9rature, \u00e0 la toute premi\u00e8re place, il faudrait mettre l&rsquo;\u0153uvre de Tolsto\u00ef.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn5\" dir=\"LTR\">\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>5.<\/strong> \u00a0Pr\u00e9sident du \u00ab\u00a0Forum des Evang\u00e9listes\u00a0\u00bb et \u00e9quipier de \u00ab\u00a0France Evang\u00e9lisation\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Th\u00e8mes de la r\u00e9demption dans le cin\u00e9ma &nbsp; \u00a0 \u00a0 \u00a0 Dossier coordonn\u00e9 par Reynald Kozycki \u00a0 &nbsp; Le cin\u00e9ma est une fen\u00eatre ouverte sur le monde qui nous entoure et sur la culture contemporaine. Le pire et le meilleur s&rsquo;y c\u00f4toient L&rsquo;homme cr\u00e9\u00e9 en image et en ressemblance de Dieu d\u00e9voile, au moins en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[25,91,71],"tags":[],"class_list":["post-1335","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoires-et-contes","category-medias","category-salut"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1335","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1335"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1335\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1335"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}