{"id":3051,"date":"2002-07-14T12:42:50","date_gmt":"2002-07-14T12:42:50","guid":{"rendered":"\/?p=3051"},"modified":"2016-06-16T06:58:14","modified_gmt":"2016-06-16T06:58:14","slug":"la-cene-deux-trois-ou-toute-leglise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=3051","title":{"rendered":"La c\u00e8ne. Deux, trois, ou toute l&rsquo;Eglise ?"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\" align=\"JUSTIFY\">La c\u00e8ne. Deux, trois, ou toute l&rsquo;Eglise ?<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"JUSTIFY\">\u00a0<a href=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/Temoignage.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2645\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/Temoignage.jpg\" alt=\"Temoignage\" width=\"390\" height=\"36\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/Temoignage.jpg 390w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/Temoignage-300x27.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><\/a><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>par <span style=\"color: #b22222;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Esther Buckenham<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>Un de mes plus pr\u00e9cieux souvenirs d&rsquo;enfance est attach\u00e9 \u00e0 une salle toute simple, o\u00f9, dimanche apr\u00e8s dimanche, j&rsquo;ai assist\u00e9 (\u00e0 partir de mon quatri\u00e8me anniversaire !) au culte. Je n&rsquo;\u00e9tais pas forc\u00e9e d&rsquo;y aller, bien au contraire, car on m&rsquo;avait estim\u00e9e \u00ab\u00a0un peu jeune pour comprendre\u00a0\u00bb ; mais je trouvais que le dimanche se distinguait des autres jours. Mes parents revenaient du culte \u00ab\u00a0diff\u00e9rents\u00a0\u00bb : plus d\u00e9tendus, plus joyeux, plus tendres, et je voulais d\u00e9couvrir le secret !<\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><!--more--><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2002\/pdf2002\/2002_04_19_deuxtroisoutouteleglise.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>Au d\u00e9but j&rsquo;\u00e9tais un peu d\u00e9\u00e7ue. Cela durait une heure trente minutes, minimum ! C&rsquo;\u00e9tait long pour une petite fille ! Peu \u00e0 peu cependant, j&rsquo;\u00e9tais gagn\u00e9e par le calme, la solennit\u00e9 respectueuse, et surtout par le myst\u00e8re de la c\u00e8ne. L&rsquo;impression qui m&rsquo;est rest\u00e9e est celle d&rsquo;un tr\u00e8s grand et majestueux roi, qui recevait ses sujets, avec leurs offrandes de louange, de joie, de remerciements, d&rsquo;argent&#8230; et qui partageait, en retour, ce simple repas de pain et de vin. A ce moment-l\u00e0, participer au culte sans \u00eatre pleinement \u00abimpliqu\u00e9e\u00bb me semblait impensable.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les ann\u00e9es ont pass\u00e9. Nous \u00e9tions, mon mari et moi, dans un pays non chr\u00e9tien. Il y avait dans notre ville, une seule \u00e9glise protestante. L\u00e0, une fois par mois, il y avait un culte avec sainte c\u00e8ne. Nous l&rsquo;attendions ! Mais il y avait, pour nous, un probl\u00e8me : TOUS \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 participer, \u00ab\u00a0sans condition, sans exception\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0chr\u00e9tiens ou non chr\u00e9tiens\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0croyants ou non croyants\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Je ne sais pas ce que vous auriez fait. Nous, nous avons beaucoup pri\u00e9, et la force des versets tels que <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>1 Co 11.27-29<\/em><\/span> nous a frapp\u00e9s. Nous ne nous sommes pas sentis libres de participer \u00e0 ce repas. Nous avons assist\u00e9 aux cultes, mais le dimanche soir, en toute simplicit\u00e9, nous avons &#8211; \u00e0 deux &#8211; mang\u00e9 le pain et bu le vin, en pr\u00e9sence de notre Sauveur, notre Ma\u00eetre, notre Roi. Ces moments sont rest\u00e9s lumineux dans ma m\u00e9moire.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Bien plus tard, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de passer presque deux ann\u00e9es \u00e0 la direction d&rsquo;une maison pour personnes \u00e2g\u00e9es. Pour celles qui \u00e9taient encore mobiles, aller au culte \u00e9tait le sommet de la semaine ! De voir leur joie le dimanche matin, quand elles partaient, \u00e0 pied pour deux ou trois, en voiture pour les autres, \u00e9tait pour moi tout un message &#8211; et combien je remerciais Dieu pour des fr\u00e8res et des soeurs, si d\u00e9vou\u00e9s, si aimants, pour ceux qui retournaient chercher leurs a\u00een\u00e9s plus faibles !<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Mais les personnes les plus \u00e2g\u00e9es, plus gravement malades qui ne quittaient plus leur lit, ou qui s&rsquo;\u00e9taient enferm\u00e9es dans la solitude, celles qui \u00e9taient oubli\u00e9es par leur famille&#8230; il ne fallait pas que nous, nous les oubliions. Chaque dimanche apr\u00e8s-midi, il y avait une r\u00e9union au salon. Les pasteurs et les anciens des Eglises de la ville venaient \u00e0 tour de r\u00f4le pour un moment de culte. Ensuite, pour ceux ou celles qui en faisaient la demande, il y avait une visite personnelle avec, ou sans, la c\u00e8ne.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Souvent j&rsquo;ai assist\u00e9 \u00e0 ces moments intimes ; et entendre des pri\u00e8res toutes simples, mais tellement sinc\u00e8res et profondes, \u00e9tait un privil\u00e8ge. Nous n&rsquo;\u00e9tions souvent que trois ou quatre personnes pr\u00e9sentes, mais J\u00e9sus n&rsquo;a-t-il pas promis d&rsquo;\u00eatre l\u00e0 ? Sa pr\u00e9sence \u00e9tait presque tangible, et pour ces personnes, la joie faisait oublier pour quelques heures les souffrances du pr\u00e9sent.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Si j&rsquo;\u00e9voque ces souvenirs, c&rsquo;est parce que je trouve qu&rsquo;il y a des circonstances o\u00f9 ce n&rsquo;est pas seulement \u00ab\u00a0permis\u00a0\u00bb de rompre le pain \u00e0 deux ou trois, mais o\u00f9 c&rsquo;est m\u00eame un devoir (sans parler de la joie de ces moments, unis dans l&rsquo;amour, la simplicit\u00e9, en pr\u00e9sence de notre Seigneur). Je ne parle pas du c\u00f4t\u00e9 th\u00e9ologique de la question (d&rsquo;autres sont plus qualifi\u00e9s pour le faire), sauf pour dire peut-\u00eatre que je n&rsquo;ai jamais trouv\u00e9 d&rsquo;opposition \u00e0 une telle pratique dans la Bible. J\u00e9sus qui a partag\u00e9 ce simple repas avec quelques amis intimes, devant l&rsquo;ombre de la Croix, refuserait-il de pr\u00e9sider \u00e0 cette table avec deux ou trois de ses enfants en difficult\u00e9, des personnes qui attendent peut-\u00eatre \u00e0 leur tour la mort physique ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">La simplicit\u00e9 de ces rencontres intimes n&rsquo;enl\u00e8ve rien \u00e0 leur s\u00e9rieux ni \u00e0 la responsabilit\u00e9 de chacun, dans l&rsquo;humilit\u00e9, de confesser les p\u00e9ch\u00e9s connus, et d&rsquo;accepter le pardon, gr\u00e2ce au sacrifice de J\u00e9sus-Christ. Que cela soit dans une \u00e9glise, ou dans une simple chambre, chacun s&rsquo;engage personnellement.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">C&rsquo;est le Seigneur lui-m\u00eame, comme si souvent, qui nous donne l&rsquo;exemple. Sur le chemin Emma\u00fcs, il s&rsquo;est approch\u00e9 de deux disciples&#8230; il est entr\u00e9 dans leur intimit\u00e9, et l\u00e0, il a rompu le pain. C&rsquo;est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que leurs yeux se sont ouverts, et qu&rsquo;ils ont reconnu le Ma\u00eetre ! C&rsquo;est un miracle qui se produit encore aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;en suis t\u00e9moin !<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"CENTER\"><b>E. B. <\/b><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La c\u00e8ne. Deux, trois, ou toute l&rsquo;Eglise ? &nbsp; \u00a0 par Esther Buckenham \u00a0 &nbsp; Un de mes plus pr\u00e9cieux souvenirs d&rsquo;enfance est attach\u00e9 \u00e0 une salle toute simple, o\u00f9, dimanche apr\u00e8s dimanche, j&rsquo;ai assist\u00e9 (\u00e0 partir de mon quatri\u00e8me anniversaire !) au culte. 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