{"id":3317,"date":"2000-03-09T10:11:24","date_gmt":"2000-03-09T10:11:24","guid":{"rendered":"\/?p=3317"},"modified":"2016-06-09T09:55:08","modified_gmt":"2016-06-09T09:55:08","slug":"le-sens-de-la-maladie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=3317","title":{"rendered":"Le sens de la maladie"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\" align=\"JUSTIFY\">Le sens de la maladie<\/h1>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<a href=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/01\/carre-3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8285 aligncenter\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2008\/01\/carre-3.jpg\" alt=\"carre-3\" width=\"93\" height=\"93\" \/><\/a><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>par <span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"color: #b22222;\">Henri BLOCHER<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">La maladie<\/span> : pour les hommes, devant Dieu, c&rsquo;est encore l&rsquo;\u00e9preuve commune la plus obscure, celle qui entra\u00eene \u00e0 sa suite le plus d&rsquo;\u00e9nigmes d\u00e9courageantes, qui fait monter vers le ciel le plus grand nombre de \u00ab\u00a0pourquoi ?\u00a0\u00bb. Le progr\u00e8s de la science en a fait d\u00e9couvrir les causes prochaines, et le profit qu&rsquo;en a tir\u00e9 l&rsquo;art de soigner a permis de lutter contre la maladie avec une certaine efficacit\u00e9 ; ce n&rsquo;est pas pour rien qu&rsquo;une bonne part de l&rsquo;activit\u00e9 nationale se d\u00e9ploie aujourd&rsquo;hui dans le secteur m\u00e9dical et param\u00e9dical. Mais sur l&rsquo;origine lointaine, premi\u00e8re, et sur la signification, les modernes ne sont pas plus avanc\u00e9s que les p\u00e8res. L&rsquo;\u00e9clairage n\u00e9cessaire doit venir de plus haut. L&rsquo;Ecriture &#8211; instruction divine suffisante pour l&rsquo;apaisement de notre c\u0153ur et la conduite de notre vie &#8211; touche le sujet assez souvent pour qu&rsquo;il vaille la peine de rassembler ses indications \u00e9parses. <\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>La question du sens de la maladie est, \u00e9videmment, li\u00e9e de fa\u00e7on \u00e9troite \u00e0 celle de son origine<sub>1<\/sub>. <\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><!--more--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Sens g\u00e9n\u00e9ral<\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2000\/pdf2000\/2000_02_02_sensdelamaladie.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>Comme la maladie en g\u00e9n\u00e9ral est cons\u00e9quence du p\u00e9ch\u00e9, elle a pour sens premier de d\u00e9noter le caract\u00e8re anormal de la condition humaine pr\u00e9sente. Elle est l\u00e0 pour avertir l&rsquo;homme de son \u00e9tat mortel et pour l&rsquo;inciter \u00e0 d\u00e9sirer autre chose. Cette dissonance, ce dysfonctionnement de l&rsquo;organisme est comme un voyant lumineux sur le cadran de la vie humaine, par lequel Dieu alerte l&rsquo;homme en lui rappelant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas dans une situation normale, que son monde est cass\u00e9, que sa nature est alt\u00e9r\u00e9e, que cela ne va pas&#8230; La faiblesse de l&rsquo;homme, sa maladie, sert \u00e0 percer la baudruche de sa suffisance, et \u00e0 lui enseigner combien est illusoire son autonomie. Pour la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 des cas, la maladie est une sorte de signe de la vraie situation de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h2>Sens particulier<\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dans les cas particuliers, plusieurs sens sont possibles.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">1. La maladie peut \u00eatre une <strong>mise en garde salutaire<\/strong>. L&rsquo;envisageons-nous suffisamment ? Comme le montre l&rsquo;Ecriture assez souvent, il peut y avoir dans la maladie une correction du Seigneur \u00e0 ne pas m\u00e9priser. Parfois, c&rsquo;est la sanction d&rsquo;une simple imprudence en vertu d&rsquo;une loi immanente. Dans son livre <em>Maladie ou sant\u00e9, \u00e0 votre choix<\/em>, le Docteur McMillan montre la sagesse des lois que Dieu a donn\u00e9es \u00e0 Isra\u00ebl du point de vue de l&rsquo;hygi\u00e8ne.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Mais Dieu peut permettre la maladie \u00e0 d&rsquo;autres fins. Lesquelles ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">2. Le Docteur Paul Bordreuil, dans un pr\u00e9cieux petit fascicule sur la maladie, fait de celle-ci une <strong>sauvegarde<\/strong> &#8211; th\u00e8se paradoxale ! Mais ne vaut-elle pas plut\u00f4t pour la souffrance ? La souffrance, en tant qu&rsquo;elle \u00e9veille (ou bien davantage) la sensibilit\u00e9, joue le r\u00f4le de sonnette d&rsquo;alarme&#8230; La maladie, elle, n&rsquo;a pas cette valeur de sauvegarde. Les pires atteintes sont celles qui ne se font pas sentir au d\u00e9but. Tout au plus, la <strong>crainte<\/strong> de la maladie, ou certaines affections b\u00e9nignes, qui avertissent \u00e0 propos des faiblesses du terrain, peuvent-elles jouer un r\u00f4le protecteur.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">3. Une autre interpr\u00e9tation est expos\u00e9e par Elihu, le plus jeune des amis de Job : la maladie a <strong>un r\u00f4le d&rsquo;\u00e9ducation<\/strong>. Cette th\u00e8se n&rsquo;est pas censur\u00e9e par Dieu (elle n&rsquo;est pas approuv\u00e9e non plus puisqu&rsquo;elle ne convenait pas dans le cas de Job). On doit lui faire place. Dans le Nouveau Testament, l&rsquo;\u00e9charde de Paul a bien un r\u00f4le \u00e9ducatif ; elle devait l&#8217;emp\u00eacher de s&rsquo;enfler d&rsquo;orgueil en raison de l&rsquo;excellence des r\u00e9v\u00e9lations re\u00e7ues ; elle devait lui apprendre \u00e0 mourir \u00e0 lui-m\u00eame et \u00e0 se contenter de la gr\u00e2ce. Cet aspect \u00e9ducatif correspond sans doute souvent \u00e0 l&rsquo;intention de la permission divine ; c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 lui que Dieu change en bien le mal myst\u00e9rieusement inclus dans ses desseins.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Mais gardons-nous d&rsquo;imaginer un effet automatique. Vinet aurait dit : \u00ab\u00a0II faut J\u00e9sus-Christ pour que les souffrances nous profitent\u00a0\u00bb ! La souffrance en elle-m\u00eame, qu&rsquo;elle vienne de la maladie ou d&rsquo;autres maux, peut aigrir aussi bien qu&rsquo;adoucir. Quand la maladie a pour sens de nous fa\u00e7onner \u00e0 l&rsquo;image de J\u00e9sus-Christ, nous ne vivons ce sens que dans le combat spirituel, et par une gr\u00e2ce qu&rsquo;il convient de demander.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">4. La signification particuli\u00e8re peut \u00eatre enfin <strong>la mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve<\/strong>, comme pour Job. La maladie donne l&rsquo;occasion de d\u00e9montrer l&rsquo;authenticit\u00e9 de la foi, de l&rsquo;amour d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 pour le P\u00e8re C\u00e9leste devant les hommes et devant les anges. Sans doute, serons-nous boulevers\u00e9s quand, pass\u00e9s de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, nous verrons \u00e0 quel point comptait pour les anges ce que nous faisions, vivions, sentions et disions. Il est difficile de ne pas fr\u00e9mir en pensant \u00e0 cette maladie-\u00e9preuve dans le grand th\u00e9\u00e2tre visible et invisible. Chacun se souvient de malades qui ont ainsi glorifi\u00e9 le Seigneur. C&rsquo;est alors que le mal permis par Dieu se retourne avec le plus d&rsquo;\u00e9clat, en devenant le<strong> moyen<\/strong> de l&rsquo;amour. La maladie, entr\u00e9e dans le monde \u00e0 cause du p\u00e9ch\u00e9, fournit l&rsquo;occasion de la victoire qui triomphe du monde p\u00e9cheur, c&rsquo;est-\u00e0-dire notre foi.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Job, champion de Dieu dans l&rsquo;ar\u00e8ne invisible comme sous les yeux de ses amis, n&rsquo;a jamais su le sens particulier de son affliction. Le fait nous rappelle l&rsquo;incapacit\u00e9 o\u00f9 nous sommes de p\u00e9n\u00e9trer les vues du Seigneur (peut-\u00eatre, pour tel ou tel, Dieu permet-il la maladie dans une autre pens\u00e9e encore que celles que nous avons \u00e9voqu\u00e9es ci-dessus ?) et le fait nous avertit de ne pas calquer notre conduite sur ce que nous croyons comprendre des plans de Dieu. Nous sommes des serviteurs : nous suivons les directives de notre Ma\u00eetre, nous n&rsquo;avons pas \u00e0 sp\u00e9culer sur ses intentions plus ou moins cach\u00e9es. La r\u00e8gle pour nous, c&rsquo;est le pr\u00e9cepte.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">C&rsquo;est pourquoi la souveraine permission de la maladie par Dieu, et le service qu&rsquo;elle rend, par sa gr\u00e2ce, au bien, ne nous autorisent pas \u00e0 nous rel\u00e2cher dans la lutte contre la maladie. Elle fait partie du complexe p\u00e9ch\u00e9-mort, qui est ennemi, elle se rattache \u00e0 l&rsquo;influence de l&rsquo;Adversaire : Dieu nous commande de la combattre.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Que Dieu permette la gu\u00e9rison, signe de la victoire future ou, au contraire, qu&rsquo;il accorde cette autre victoire qui donne \u00e0 la maladie m\u00eame &#8211; dans la patience, et l&rsquo;humiliation, et la confiance, et l&rsquo;amour -un sens de transfiguration&#8230; de toute fa\u00e7on, \u00e0 Dieu la d\u00e9cision, \u00e0 Dieu aussi l&rsquo;issue !<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">H.B.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<hr \/>\n<p>NOTE<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>1.<\/strong> : Ces lignes et celles qui suivent sont extraites d&rsquo;un article paru dans la revue Ichtus. M. Blocher, dans une premi\u00e8re partie, passait en revue les <em>El\u00e9ments de vocabulaire biblique<\/em> concernant la maladie, termes qui sugg\u00e8rent la faiblesse, la souffrance et une tendance destructive conduisant \u00e0 la mort ; il envisageait ensuite <em>l&rsquo;Origine de la maladie<\/em> : dans la Bible, la maladie est parfois punition d&rsquo;un p\u00e9ch\u00e9 particulier, quelques passages la rapportent \u00e0 une action de Satan, mais \u00ab\u00a0en g\u00e9n\u00e9ral, (elle) fait partie du <strong>cort\u00e8ge<\/strong> du mal qui a envahi la vie humaine \u00e0 la suite du p\u00e9ch\u00e9\u00a0\u00bb originel. Nous remercions M. Blocher d&rsquo;avoir autoris\u00e9 <em>SERVIR<\/em> \u00e0 reproduire cette section de son expos\u00e9. Ceux qui d\u00e9sirent lire l&rsquo;article dans son int\u00e9gralit\u00e9 peuvent le faire en consultant <em>Ichtus<\/em> n\u00b081,1979, p.2 \u00e0 9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sens de la maladie \u00a0 par Henri BLOCHER \u00a0 &nbsp; La maladie : pour les hommes, devant Dieu, c&rsquo;est encore l&rsquo;\u00e9preuve commune la plus obscure, celle qui entra\u00eene \u00e0 sa suite le plus d&rsquo;\u00e9nigmes d\u00e9courageantes, qui fait monter vers le ciel le plus grand nombre de \u00ab\u00a0pourquoi ?\u00a0\u00bb. 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