{"id":4063,"date":"1994-03-20T17:11:37","date_gmt":"1994-03-20T17:11:37","guid":{"rendered":"\/?p=4063"},"modified":"2016-05-04T07:07:44","modified_gmt":"2016-05-04T07:07:44","slug":"le-pasteur-entre-solitude-et-sollicitude","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=4063","title":{"rendered":"T\u00e9moignage &#8211; Le pasteur, entre solitude et sollicitude"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/Temoignage.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2645\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/Temoignage.jpg\" alt=\"Temoignage\" width=\"390\" height=\"36\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/Temoignage.jpg 390w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/Temoignage-300x27.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><\/a><\/h1>\n<h1 style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/h1>\n<h1 style=\"text-align: center;\">Le pasteur, entre solitude et sollicitude\u00a0<\/h1>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/Lecture-de-la-Bible.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1669 aligncenter\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/Lecture-de-la-Bible.jpg\" alt=\"Lecture de la Bible\" width=\"226\" height=\"382\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/Lecture-de-la-Bible.jpg 226w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/Lecture-de-la-Bible-177x300.jpg 177w\" sizes=\"auto, (max-width: 226px) 100vw, 226px\" \/><\/a><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>par <span style=\"color: #b22222;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Jean-Michel BLOCH <sub>1<\/sub><br \/> <\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Je suis essouffl\u00e9. Cette c\u00f4te, je n&rsquo;arrive plus \u00e0 la monter comme autrefois. En revanche ma joie, elle, ne s&rsquo;est nullement alt\u00e9r\u00e9e, d&rsquo;arriver en vue de \u00ab\u00a0B\u00e9thanie\u00a0\u00bb, notre maison, celle du Seigneur.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">J&rsquo;aime ces grilles noires, auxquelles s&rsquo;enroulent des ros\u00e9s, au printemps. Ce jardin foisonnant de fantaisie, \u00e0 l&rsquo;image de Lucie qui en a toujours pris soin. Cette fa\u00e7ade, recouverte de lierre et trou\u00e9e de fen\u00eatres, hautes et sans rideau, donnant sur l&rsquo;int\u00e9rieur&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><!--more--><br \/> \u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/1994\/pdf1994\/1994_02_07_solitudesollicitudedupasteur.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>Je pousse les grilles et, toujours, le m\u00eame grincement m&rsquo;accueille. Le visage de Lucie appara\u00eet, l\u00e0-haut, au coin de la fen\u00eatre de sa chambre. Elle a vu mon visage lev\u00e9 vers elle et m&rsquo;adresse un petit signe de la main. Je passe la mienne dans mes cheveux \u00e9bouriff\u00e9s par le vent. j&rsquo;avais besoin de sortir un peu. L&rsquo;air frais me fortifie&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Lucie m&rsquo;attend. Elle a toujours \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re-garde de ma vie. Chaque fois que je partais \u00e0 la rencontre des autres, et surtout lorsque j&rsquo;allais au-devant de cas difficiles, je savais qu&rsquo;elle m&rsquo;accompagnait, en esprit, et serait press\u00e9e de conna\u00eetre le d\u00e9roulement de ce \u00e0 quoi elle avait particip\u00e9, bien qu&rsquo;absente.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Aujourd&rsquo;hui, elle continue de m&rsquo;attendre, par habitude. Et je l&rsquo;aime, de la savoir constamment engag\u00e9e sur les chemins qui vont vers moi.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Lorsque je rentre de mes marches solitaires, elle est l\u00e0, qui tend vers moi ses mains, pour prendre mon manteau, et aussi son regard. Mais je n&rsquo;ai plus rien \u00e0 lui raconter. Beaucoup de silence s&rsquo;est install\u00e9 entre nous. Un tendre silence, de complicit\u00e9.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">J&rsquo;ai aim\u00e9 \u00ab\u00a0avoir charge d&rsquo;\u00e2mes\u00a0\u00bb. Ma vocation fut celle de berger. Avec, comme dans la parabole, une plus grande sollicitude envers tous ces \u00eatres \u00e9gar\u00e9s, mal dans leur vie ou, plus douloureux encore, dans M vie, auxquels il fallait permettre de retrouver le chemin.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">J&rsquo;ai toujours essay\u00e9 de voir l&rsquo;\u00eatre, au-del\u00e0 de tout ce qui le masquait, ou le d\u00e9figurait. La cr\u00e9ature, aim\u00e9e de Dieu. J&rsquo;ai s\u00e9par\u00e9 la graine de l&rsquo;ivraie, la personne de ses actes, sachant que Dieu a le p\u00e9ch\u00e9 en horreur, mais qu&rsquo;il est aussi compatissant envers celui qui se d\u00e9tourne de ses mauvaises voies.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">La \u00ab\u00a0compassion\u00a0\u00bb est un mot que l&rsquo;on n&rsquo;utilise plus gu\u00e8re aujourd&rsquo;hui. Personne n&rsquo;est naturellement compatissant envers autrui. Je ne l&rsquo;\u00e9tais pas. Je le suis devenu. Dieu m&rsquo;a rendu compatissant.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Cette maison ne s&rsquo;appelait pas \u00ab\u00a0B\u00e9thanie\u00a0\u00bb. C&rsquo;est nous qui avons d\u00e9cid\u00e9 de la nommer ainsi. A B\u00e9thanie, le Christ aimait \u00e0 venir, car il y retrouvait des amis. Des coeurs tourn\u00e9s vers lui. Il me pla\u00eet que, dans l&rsquo;Evangile, il soit \u00e9crit. <em>\u00ab\u00a0J\u00e9sus aimait Lazare, et Marthe et Marie\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Cet amour est personnel. Et tout coeur est appel\u00e9 \u00e0 devenir maison accueillant le Seigneur&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ma table &#8211; je ne dis pas \u00ab\u00a0de travail\u00a0\u00bb, mais plut\u00f4t \u00ab\u00a0de m\u00e9ditation\u00a0\u00bb &#8211; est plac\u00e9e juste devant une fen\u00eatre. Le cadre, devenu familier \u00e0 mes yeux, se modifie au fil des saisons. Les \u00e9cureuils nous sont fid\u00e8les, dans le c\u00e8dre bleu, immense vers le ciel. Mais mon regard est attir\u00e9 par les lointains, des collines bois\u00e9es.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ce paysage et moi-m\u00eame ne faisons plus qu&rsquo;un.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Tant que je l&rsquo;ai pu, je suis souvent parti faire de longues marches en for\u00eat. Je m&rsquo;arr\u00eatais pr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9tang et laissais aller mon regard du miroitement silencieux et plat de la surface des eaux aux pages de la Bible.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dieu se laisse trouver, o\u00f9 que l&rsquo;on soit. Mes pieds sont aujourd&rsquo;hui pos\u00e9s, sagement, sur un tapis. Mon regard ne s&rsquo;en va plus que dans ces paysages photographi\u00e9s que j&rsquo;expose dans un cadre, pr\u00e8s de moi, et change souvent. Mais Dieu est l\u00e0. Toujours l\u00e0. M\u00eame quand je ne sens pas sa pr\u00e9sence&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">J&rsquo;ai souffert quand, l&rsquo;\u00e2ge m&rsquo;ayant rejoint, je me suis vu contraint au repli. Un autre a pris ma place. Christ est le Berger. Les hommes passent. Mais \u00e0 \u00eatre si souvent sorti de soi-m\u00eame, on finit par avoir du mal \u00e0 retrouver le chemin de soi.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Moi&#8230; J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 travers\u00e9 par les orages d&rsquo;autrui. Et leurs \u00e9claircies. J&rsquo;ai beaucoup interc\u00e9d\u00e9, pour eux. Lucie et moi n&rsquo;avons pas eu d&rsquo;enfants. L&rsquo;espace de notre amour, pour toute intimit\u00e9, oui&#8230; Sinon, m\u00eame lorsque je refermais sur moi la porte de ma chambre pour entrer dans le secret du P\u00e8re, c&rsquo;\u00e9tait accompagn\u00e9, en moi, de tous les autres, que je venais.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Quand tout \u00e0 coup, le silence ne dit plus que lui-m\u00eame, on se retourne, et on est tout surpris de ne trouver personne. Si : Dieu.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le tremblement de la lumi\u00e8re, l\u00e0, sur ma table, me parle d&rsquo;esp\u00e9rance. Ces petits grains de poussi\u00e8re deviennent des points d&rsquo;or, le temps de traverser le faisceau lumineux. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un homme ? Mais je rejoindrai la lumi\u00e8re&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">J&rsquo;apprends \u00e0 passer de Marthe \u00e0 Marie, du service actif \u00e0 l&rsquo;adoration. Un simple don de soi, de chaque instant. Une mani\u00e8re de s&rsquo;exposer, tout entier, \u00e0 la lumi\u00e8re. Sans peur. Qu&rsquo;aurais-je donc \u00e0 cacher qui n&rsquo;ait, d\u00e9j\u00e0, \u00e9t\u00e9 d\u00e9voil\u00e9 ? Apr\u00e8s tant d&rsquo;ann\u00e9es pass\u00e9es, engag\u00e9s sur les m\u00eames chemins&#8230; Le terme en sera lumineux, je le sais. Comme une grande paix \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de moi.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em>\u00ab\u00a0Bon serviteur, entre dans la joie de ton Ma\u00eetre.\u00a0\u00bb <\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Oh, je voudrais, oui, \u00eatre accueilli ainsi. Non pour la valeur de mes oeuvres mais parce qu&rsquo;il me sera fait gr\u00e2ce. Oui, la gr\u00e2ce est lumi\u00e8re.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Lucie est venue m&rsquo;apporter, comme chaque jour \u00e0 cette heure, un th\u00e9 \u00e0 la bergamote &#8211; mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. Quand nos regards se croisent, nos mains se fr\u00f4lent, les mots ne sont pas exprim\u00e9s, qui nous habitent, l\u00e0, tout pr\u00e8s de nos l\u00e8vres, et qu&rsquo;il n&rsquo;est plus n\u00e9cessaire de prononcer pour qu&rsquo;ils soient entendus car l&rsquo;amour, entre nous, est devenu &#8211; comment le dirais-je ? &#8211; une atmosph\u00e8re.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le th\u00e9 est chaud, le regard de Lucie est encore plein de vie. Elle dessinait. Une fa\u00e7on, pour elle, de retrouver tous ces instants o\u00f9 l&rsquo;on aurait voulu et o\u00f9 l&rsquo;on n&rsquo;a pas pu prendre le temps d&rsquo;\u00eatre. Ce sont des paysages, d&rsquo;aube souvent, qui sortent de ses doigts, de vagues chemins ros\u00e9s parsem\u00e9s de lumi\u00e8re o\u00f9 flottent, a\u00e9riens, les pas des envol\u00e9es, ces jeunes filles d&rsquo;\u00e2me dont elle a le secret. Chacun de ses dessins ressemble \u00e0 des yeux clos qui r\u00eavent&#8230; Comme j&rsquo;aime Lucie&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Bient\u00f4t, je devrai allumer la lampe. Mais, souvent, les gestes ne partent plus de moi aussi vite que je les con\u00e7ois. Ils attendent, rassemblent l&rsquo;\u00e9nergie qu&rsquo;il leur faudra, en moi, pour s&rsquo;accomplir. L&rsquo;obscurit\u00e9 ne me d\u00e9range pas. Tout veille&#8230; Certes, mon coeur palpite \u00e0 la pens\u00e9e du d\u00e9part de l&rsquo;un de nous, pr\u00e9c\u00e9dant celui de l&rsquo;autre. Mais l\u00e0 encore, quelle autre voie que celle de l&rsquo;abandon&#8230; Je nous vois tel un couple \u00e9loign\u00e9, tout au bout des chemins, au-del\u00e0 des rivi\u00e8res, un peu plus loin, d\u00e9j\u00e0, que tous les autres, et pourtant, nous sommes bien l\u00e0, \u00e0 \u00ab\u00a0B\u00e9thanie\u00a0\u00bb, cette maison &#8211; je choquerai peut-\u00eatre mais l&rsquo;expression qui me vient est : de notre repli amoureux.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0II lui sera beaucoup pardonn\u00e9 car elle a beaucoup aim\u00e9\u00a0\u00bb<\/em><\/span>, dit J\u00e9sus&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">C&rsquo;est une bougie, plut\u00f4t que la lampe que j&rsquo;ai allum\u00e9e, ce soir, devant la haute fen\u00eatre. Si je l&rsquo;ouvrais, les bruits de la nuit parviendraient jusqu&rsquo;\u00e0 moi. Tout est noir. Nuit sans lune. Le reflet de la flamme sur la vitre, face \u00e0 moi. Je suis comme engourdi. Hibernation de l&rsquo;\u00e2me. Le printemps reviendra&#8230; En attendant, je prie. Peut-\u00eatre est-ce cette nuit qu&rsquo;il frappera \u00e0 mon carreau, attir\u00e9 par la chandelle, le mendiant d&rsquo;amour. Il frappera, mais c&rsquo;est aussi lui qui m&rsquo;ouvrira. Et il fera jour.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"CENTER\">J.-M.B.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<hr \/>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0Note<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>1.<\/strong> : Jean-Michel Bloch est professeur de lettres. Nouvelle tir\u00e9e de : Le Christianisme au XXe si\u00e8cle. Hors S\u00e9rie n\u00b08, septembre 1993. Avec permission.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Le pasteur, entre solitude et sollicitude\u00a0 \u00a0 \u00a0 par Jean-Michel BLOCH 1 \u00a0 \u00a0 &nbsp; Je suis essouffl\u00e9. Cette c\u00f4te, je n&rsquo;arrive plus \u00e0 la monter comme autrefois. En revanche ma joie, elle, ne s&rsquo;est nullement alt\u00e9r\u00e9e, d&rsquo;arriver en vue de \u00ab\u00a0B\u00e9thanie\u00a0\u00bb, notre maison, celle du Seigneur. \u00a0 J&rsquo;aime ces grilles noires, auxquelles s&rsquo;enroulent [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":159,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[79,17,72,33],"tags":[],"class_list":["post-4063","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-amour","category-lautorite","category-service","category-temoignages"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4063","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/159"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4063"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4063\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4063"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4063"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4063"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}