{"id":4092,"date":"1994-07-21T09:39:45","date_gmt":"1994-07-21T09:39:45","guid":{"rendered":"\/?p=4092"},"modified":"2016-05-04T07:34:11","modified_gmt":"2016-05-04T07:34:11","slug":"le-mariage-et-ses-alterations-a-la-lumiere-de-lecriture-2e-partie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=4092","title":{"rendered":"Le mariage et ses alt\u00e9rations \u00e0 la lumi\u00e8re de l&rsquo;Ecriture (2e partie)"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\">\u00a0Le mariage et ses alt\u00e9rations \u00e0 la lumi\u00e8re de l&rsquo;Ecriture<\/h1>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\">(2e partie)<\/h1>\n<p>\u00a0<a href=\"\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/mariage.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-788 aligncenter\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/mariage.jpg\" alt=\"mariage\" width=\"298\" height=\"384\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/mariage.jpg 425w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/mariage-232x300.jpg 232w\" sizes=\"auto, (max-width: 298px) 100vw, 298px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>par <span style=\"color: #b22222;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Henri BLOCHER<sub>1 <\/sub><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(2\u00b0 partie, suite de la 1\u00e8re partie qui est dans le num\u00e9ro 3)\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>Le P\u00e8re propose un mod\u00e8le au mariage &#8211; mod\u00e8le de communion qui pr\u00e9serve la distinction et qui cr\u00e9e une unit\u00e9 plus riche et plus forte que l&rsquo;unit\u00e9 du simple chiffre \u00ab\u00a01\u00a0\u00bb : une unit\u00e9 vivante. Seulement le p\u00e9ch\u00e9 est entr\u00e9 dans le monde ; il n&rsquo;en va plus aujourd&rsquo;hui comme au commencement. Le c\u0153ur est devenu dur, des alt\u00e9rations affectent le mariage. Et \u00e0 cause de ces alt\u00e9rations, nous sommes oblig\u00e9s de distinguer un deuxi\u00e8me niveau relatif \u00e0 la volont\u00e9 de Dieu, \u00e0 sa loi.<\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><br \/> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\" align=\"JUSTIFY\"><!--more--><strong><span style=\"color: #0000ff;\"><b><a href=\"\/wp-content\/uploads\/1994\/pdf1994\/1994_04_01_lemariagetlabible1et2.pdf\"><span style=\"color: #0000ff;\"><b>version compl\u00e8te en .pdf<\/b><\/span><\/a><\/b><\/span><br \/> <\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/1994\/pdf1994\/1994_04_01_lemariagetlabible1et2.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/1994\/pdf1994\/1994_04_01_lemariagetlabible2.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>Il y a celui de la perfection du mod\u00e8le propos\u00e9 au mariage, que nous avons consid\u00e9r\u00e9 plus haut<strong><sub>2<\/sub>,<\/strong> mais il y en a un autre, un deuxi\u00e8me, plus bas, le domaine de la <strong>validit\u00e9<\/strong>, du minimum requis pour qu&rsquo;il y ait mariage ; la r\u00e9alit\u00e9 du mariage sera encore l\u00e0, bien qu&rsquo;on soit loin de l&rsquo;id\u00e9al de la perfection du mod\u00e8le. Le p\u00e9ch\u00e9 peut faire qu&rsquo;il n&rsquo;y ait plus de mariage du tout, ou qu&rsquo;il y ait m\u00e9pris du mariage, condamnation du mariage comme chez les gnostiques par exemple, annonc\u00e9s par l&rsquo;ap\u00f4tre Paul: <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0Viendront les faux docteurs, des esprits de s\u00e9duction, de mensonge, qui interdiront de se marier\u00a0\u00bb<\/em><\/span>.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Il y a l&rsquo;immoralit\u00e9 sexuelle, la \u00ab\u00a0fornication\u00a0\u00bb; je vais employer le mot fornication parce que c&rsquo;est celui qui est le plus commode pour rendre le terme courant dans le Nouveau Testament, le terme de <em><strong>porne\u00efa<\/strong><\/em> On ne l&#8217;emploie plus gu\u00e8re dans le langage de tous les jours ; mais alors que dire ? \u00ab\u00a0 Inconduite\u00a0\u00bb ? Mais les gens ne penseront pas forc\u00e9ment au domaine sexuel, alors que la <em><strong>porne\u00efa<\/strong><\/em> d\u00e9signe toutes les pratiques sexuellement illicites. \u00ab\u00a0Immoralit\u00e9 sexuelle\u00a0\u00bb ? C&rsquo;est tr\u00e8s lourd, deux mots pour un seul ; contentons-nous du terme ancien \u00ab\u00a0fornication\u00a0\u00bb. Dans la fornication, dans l&rsquo;usage de la sexualit\u00e9 en dehors du mariage, il y a destruction du mariage. Le p\u00e9ch\u00e9 de l&rsquo;homme ne se contente pas d&rsquo;alt\u00e9rer le mariage, il l&rsquo;\u00e9limine totalement. Mais certaines alt\u00e9rations laissent subsister la validit\u00e9 du mariage ; il y a encore mariage, bien qu&rsquo;h\u00e9las il s&rsquo;\u00e9loigne du mod\u00e8le.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h2>Premi\u00e8re alt\u00e9ration<\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">La premi\u00e8re alt\u00e9ration est assez \u00e9vidente dans le r\u00e9cit de la Gen\u00e8se.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>La perte de la communion aimante et respectueuse<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Elle \u00e9tait l&rsquo;image de l&rsquo;amour du P\u00e8re, du Fils et du Saint-Esprit. La gr\u00e2ce commune de Dieu, parce que Dieu a piti\u00e9 des hommes m\u00eame r\u00e9volt\u00e9s, nous conserve des lambeaux de cette communion, et ils sont pr\u00e9cieux (d&rsquo;ailleurs, que chantent les chansonniers, sinon ces vestiges de l&rsquo;amour ?). Mais la communion est perdue, bien loin de la perfection voulue par Dieu. A sa place, on vit une n\u00e9gociation toujours recommenc\u00e9e \u00e0 travers conflits, retrouvailles, illusions parfois, et au bout du compte, la solitude. Telle est l&rsquo;exp\u00e9rience des humains.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&rsquo;euphorie fusionnelle temporelle du d\u00e9but se dissipe. (Si elle para\u00eet persister, c&rsquo;est un indice assez pr\u00e9occupant, sympt\u00f4me d&rsquo;une pathologie du couple.) <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Gen\u00e8se 3<\/em><\/span> le d\u00e9montre : c&rsquo;est la d\u00e9fiance, la g\u00eane. Adam et Eve sentent qu&rsquo;ils sont nus, ils se prot\u00e8gent du regard l&rsquo;un de l&rsquo;autre, ils s&rsquo;accusent r\u00e9ciproquement. La femme souffre de la domination : l&rsquo;exercice de l&rsquo;autorit\u00e9 qui \u00e9tait bienfaisant et bienheureux (une fa\u00e7on pour l&rsquo;entit\u00e9 nouvelle de fonctionner comme une), devient maintenant une structure d&rsquo;asservissement. <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0Ton d\u00e9sir te portera vers ton mari, mais lui dominera sur toi\u00a0\u00bb<\/em><\/span>. Il fera peser sur toi un joug m\u00e9chant. Comment nier que telle a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;alt\u00e9ration commune du mariage tout au fil de l&rsquo;histoire ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les chr\u00e9tiens ne sont pas \u00e9trangers au lot commun, aux alt\u00e9rations, aux conflits, m\u00eame aux violences physiques. Il y a des foyers chr\u00e9tiens, des foyers pastoraux qui connaissent de terrifiantes alt\u00e9rations. Les chr\u00e9tiens parfois ont une utilisation <strong>perverse<\/strong> de l&rsquo;Ecriture, pour faire mal au conjoint. Une rigidit\u00e9 pathologique se sert de certains textes comme d&rsquo;une protection contre la remise en cause, comme d&rsquo;une massue pour accabler le prochain sans d\u00e9fense, qui, parfois, se d\u00e9fend tr\u00e8s bien de son c\u00f4t\u00e9 ! (Mais cela n&rsquo;arrange pas les choses non plus.)<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h2>Deuxi\u00e8me alt\u00e9ration<\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>L&rsquo;humanit\u00e9 remet en cause l&rsquo;exclusivit\u00e9 du lien<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dans le r\u00e9cit de la Gen\u00e8se, c&rsquo;est la r\u00e8gle monogamique qu&rsquo;on voit bafou\u00e9e la premi\u00e8re, apr\u00e8s la chute. L\u00e9mek, \u00e0 ses deux femmes, chante son cantique sanguinaire. La bigamie, la polygamie, commencent dans les descendances de Ca\u00efn, puis les <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0fils de Dieu\u00a0\u00bb<\/em><\/span> prennent parmi les <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0filles des hommes\u00a0\u00bb<\/em><\/span> toutes celles qui leur plaisent, les prenant <strong>pour femmes<\/strong>. (Ce sont donc des mariages ; l&rsquo;interpr\u00e9tation juive traditionnelle, reprise par certains \u00e9vang\u00e9liques, comprend qu&rsquo;il s&rsquo;agit de potentats, appel\u00e9s \u00ab\u00a0fils de Dieu\u00a0\u00bb dans l&rsquo;Ancien Orient, qui se sont constitu\u00e9s de vaste harems.) La polygamie, dans l&rsquo;Ecriture, alt\u00e8re le mariage, en s&rsquo;\u00e9cartant de l&rsquo;intention originelle du Cr\u00e9ateur. Mais l&rsquo;Ancien Testament ne nie pas que ce soit encore un mariage. La polygamie atteint profond\u00e9ment l&rsquo;id\u00e9al de Dieu pour le mariage, le lien conjugal est malmen\u00e9 par l&rsquo;obligation de partage, cependant, il y a mariage quand m\u00eame. On reste dans le domaine de la <strong>validit\u00e9<\/strong> ; Dieu tol\u00e8re l&rsquo;alt\u00e9ration, \u00e0 certaines \u00e9poques du moins.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h2>Troisi\u00e8me alt\u00e9ration<\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>La dur\u00e9e de l&rsquo;engagement<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Vient en cause ensuite l&rsquo;autre aspect \u00ab\u00a0totalitaire\u00a0\u00bb de l&rsquo;engagement de l&rsquo;alliance matrimoniale, celui qui concerne <strong>la dur\u00e9e<\/strong>.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dans l&rsquo;intention divine, le mariage est pour la vie, indissoluble. Le p\u00e9ch\u00e9 provoque une alt\u00e9ration comparable \u00e0 celle de la polygamie, et qui nous concerne plus directement que la polygamie dans notre pays de France. <strong>Le divorce<\/strong> vient s\u00e9parer ce que Dieu a uni, tandis que le v\u0153u du P\u00e8re s&rsquo;annonce ainsi : <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0Que l&rsquo;homme ne s\u00e9pare pas ce que Dieu a uni\u00a0\u00bb.<\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ici, cependant, un grand d\u00e9bat s&rsquo;ouvre, dont je suis oblig\u00e9 de r\u00e9sumer les \u00e9tapes principales. De quelle fa\u00e7on le mariage est-il indissoluble d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;enseignement de la Bible, face aux alt\u00e9rations que commettent les hommes ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>La s\u00e9paration aux temps bibliques<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dans l&rsquo;Ancien Testament, selon la loi de Mo\u00efse, il subsiste une ambigu\u00eft\u00e9 voulue. Au <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>chapitre 24 du Deut\u00e9ronome<\/em><\/span>, dans les premiers versets, c&rsquo;est ce que rappellent les pharisiens lorsqu&rsquo;ils parlent \u00e0 J\u00e9sus. Mo\u00efse stipule que si quelqu&rsquo;un r\u00e9pudie sa femme parce qu&rsquo;il a trouv\u00e9 en elle <span style=\"background-color: #add8e6;\">\u00ab\u00a0quelque chose de honteux\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0nudit\u00e9 de chose\u00a0\u00bb<\/span>, litt\u00e9ralement), il doit alors lui donner un billet de divorce, et ne pourra jamais la reprendre. L&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 s&rsquo;attache \u00e0 l&rsquo;expression <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0quelque chose de honteux\u00a0\u00bb<\/em><\/span>: que signifie-t-elle exactement ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les Juifs en discutent. La majorit\u00e9 suit l&rsquo;avis du grand rabbin Hillel, assez laxiste, qui dit : ce quelque chose de honteux, c&rsquo;est tout ce qui peut d\u00e9plaire au mari : la femme lui pr\u00e9sente un \u0153uf mal cuit, trop mollet ou trop dur, c&rsquo;est honteux ; il peut la r\u00e9pudier s&rsquo;il le veut. Certains rabbins vont jusqu&rsquo;\u00e0 consid\u00e9rer cette facilit\u00e9 du divorce comme une faveur que Dieu fait \u00e0 Isra\u00ebl, \u00e9lu entre tous les peuples! Une \u00e9cole minoritaire, l&rsquo;\u00e9cole de Shamma\u00ef, tient que seul l&rsquo;adult\u00e8re de la femme constitue une chose honteuse, et peut justifier que l&rsquo;homme r\u00e9pudie sa femme. J\u00e9sus, dans cette situation, \u00e9nonce les paroles c\u00e9l\u00e8bres que nous venons de citer (<span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Mt 5.32<\/em><\/span> et textes parall\u00e8les).<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Qu&rsquo;enseigne donc J\u00e9sus ? J\u00e9sus dit \u00e0 ses disciples le c\u0153ur de Dieu, l&rsquo;intention du Cr\u00e9ateur, qui est l&rsquo;indissolubilit\u00e9, Dieu ne veut pas que le mariage se termine par un divorce, J\u00e9sus affirme en outre qu&rsquo;apr\u00e8s un divorce prononc\u00e9 \u00e0 la mani\u00e8re courante des Juifs, le remariage \u00e9quivaut \u00e0 un adult\u00e8re. Ceci implique que le lien conjugal subsiste encore. L&rsquo;adult\u00e8re, d\u00e9fini comme violation du lien conjugal pr\u00e9suppose son existence. S&rsquo;il y a adult\u00e8re, comme l&rsquo;enseigne J\u00e9sus, c&rsquo;est que le lien entre cet homme et cette femme n&rsquo;est pas coup\u00e9, bien que le divorce l&rsquo;ait, du point de vue du droit, formellement rompu.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>La clause d&rsquo;exception<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">J\u00e9sus, troisi\u00e8me pr\u00e9cision, ajoute dans la version que Matthieu nous donne deux fois de la parole du Ma\u00eetre, une <strong>clause d&rsquo;exception<\/strong> : <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0Sauf en cas de fornication\u00a0\u00bb<\/em><\/span>. Ce n&rsquo;est pas le mot adult\u00e8re qui est employ\u00e9, mais un terme au sens plus large, d\u00e9signant toute conduite sexuellement illicite. Paul, lui aussi, dans <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>1 Corinthiens 7<\/em><\/span>, ajoute un cas d&rsquo;exception, celui que l&rsquo;on appelle la \u00ab\u00a0d\u00e9sertion malicieuse\u00a0\u00bb. Quand un conjoint refuse de cohabiter avec celui qui s&rsquo;est converti, s&rsquo;il s&rsquo;en va, le fr\u00e8re ou la s\u0153ur \u00ab\u00a0n&rsquo;est pas li\u00e9\u00a0\u00bb ; ce qui semble sugg\u00e9rer que le lien est coup\u00e9, et que la personne est donc libre de se remarier. Deux interpr\u00e9tations, fondamentalement, s&rsquo;opposent.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les catholiques et une partie des \u00e9vang\u00e9liques, surtout parmi les anglicans, ne croient pas que J\u00e9sus ait fait une exception v\u00e9ritable, permettant un remariage. Ils expliquent diversement la clause : J\u00e9sus n&rsquo;aurait eu en vue qu&rsquo;une s\u00e9paration de corps, ou J\u00e9sus aurait pens\u00e9 \u00e0 l&rsquo;annulation du mariage conclu \u00e0 des degr\u00e9s de parent\u00e9 incestueux d&rsquo;apr\u00e8s la loi de Mo\u00efse. Ils concluent que J\u00e9sus ne fait pas vraiment une exception, et qu&rsquo;il enseigne que <strong>dans tous les cas<\/strong>, le lien d&rsquo;\u00eatre qui unit cet homme et cette femme mari\u00e9s, subsiste. M\u00eame s&rsquo;ils divorcent, m\u00eame s&rsquo;ils se s\u00e9parent, le lien est toujours l\u00e0, il est indissoluble <strong>physiquement<\/strong>, ou \u00ab\u00a0ontologiquement\u00a0\u00bb, pour employer un terme plus philosophique. C&rsquo;est pourquoi il est impossible de se remarier.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&rsquo;autre interpr\u00e9tation a \u00e9t\u00e9 admise par certains docteurs des premiers si\u00e8cles, surtout en Orient ; elle a \u00e9t\u00e9 reprise par les r\u00e9formateurs du 16e si\u00e8cle, et la majorit\u00e9 des \u00e9vang\u00e9liques l&rsquo;adopte aujourd&rsquo;hui. Pour elle, l&rsquo;exception que fait J\u00e9sus est une v\u00e9ritable exception. L&rsquo;indissolubilit\u00e9 est un principe, un <strong>pr\u00e9cepte<\/strong>, mais non pas une r\u00e9alit\u00e9 physique. Quand J\u00e9sus dit : <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0Que l&rsquo;homme ne s\u00e9pare pas ce que Dieu a uni\u00a0\u00bb<\/em><\/span>, il n&rsquo;enseigne pas que l&rsquo;homme ne r\u00e9ussit jamais \u00e0 s\u00e9parer <strong>de fait, il interdit<\/strong> \u00e0 ses disciples de le faire.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&rsquo;indissolubilit\u00e9 est <strong>morale<\/strong>, le lien, <strong>peut<\/strong> \u00eatre rompu. Quand le p\u00e9ch\u00e9 de fornication ou le p\u00e9ch\u00e9 de d\u00e9sertion a tellement ab\u00eem\u00e9 le lien mat\u00e9riel, ontologique, entre les \u00e9poux, quand il ne tient plus \u00ab\u00a0qu&rsquo;\u00e0 un fil\u00a0\u00bb, <strong>\u00e0 ce moment-l\u00e0<\/strong> le divorce peut \u00eatre prononc\u00e9 sans que cela soit un p\u00e9ch\u00e9 <strong>suppl\u00e9mentaire<\/strong>. Si le p\u00e9ch\u00e9 a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9truit le lien mat\u00e9riel, il peut \u00eatre licite de prononcer le divorce, de couper aussi le lien formel juridique. John Murray d\u00e9fend l&rsquo;interpr\u00e9tation des r\u00e9formateurs dans un livre : Le divorce. Je me rattache \u00e0 la m\u00eame \u00e9cole.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&rsquo;une et l&rsquo;autre visions cherchent \u00e0 mettre ensemble les donn\u00e9es bibliques et \u00e0 leur rendre justice. L&rsquo;interpr\u00e9tation des r\u00e9formateurs me semble l&#8217;emporter sur l&rsquo;autre, en partie parce qu&rsquo;elle fait ressortir l&rsquo;harmonie entre l&rsquo;Ancien et le Nouveau Testament. Notre Dieu n&rsquo;est pas un autre que le Dieu de l&rsquo;Ancien Testament, m\u00eame s&rsquo;il modifie les dispositions dans la Nouvelle Alliance. Comment imaginer qu&rsquo;il ait tol\u00e9r\u00e9 le divorce facile, en restant ambigu sur <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0quelque chose de honteux\u00a0\u00bb<\/em><\/span>, alors que le lien aurait toujours \u00e9t\u00e9 l\u00e0, aurait subsist\u00e9 apr\u00e8s p\u00e9ch\u00e9 et divorce ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Il est d\u00e9j\u00e0 stup\u00e9fiant que Dieu ait tol\u00e9r\u00e9 que les p\u00e9cheurs aient pi\u00e9tin\u00e9 leur v\u0153u pour le mariage, qu&rsquo;ils aient rompu, \u00e0 cause de la duret\u00e9 de leur c\u0153ur, un lien qui ne devrait jamais \u00eatre dissout. Mais il faudrait supposer bien pire : dans l&rsquo;hypoth\u00e8se \u00ab\u00a0catholique\u00a0\u00bb de l&rsquo;indissolubilit\u00e9 physique du lien, Dieu aurait tol\u00e9r\u00e9, avec les nouvelles unions permises (J\u00e9sus emploie le verbe <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0permettre\u00a0\u00bb<\/em><\/span> en <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Mt19.8<\/em><\/span>), des adult\u00e8res permanents, r\u00e9p\u00e9t\u00e9s ! Or le Dieu de l&rsquo;Ancien et du Nouveau Testament vomit l&rsquo;abomination de l&rsquo;adult\u00e8re !<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h2>Quatri\u00e8me alt\u00e9ration<\/h2>\n<h3>\u00a0<\/h3>\n<h3>L&rsquo;engagement m\u00eame du mariage<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Une quatri\u00e8me alt\u00e9ration touche l&rsquo;engagement m\u00eame du mariage et fait h\u00e9siter sur sa validit\u00e9. Les alt\u00e9rations consid\u00e9r\u00e9es jusqu&rsquo;ici laissent subsister le mariage tout en bafouant le v\u0153u de Dieu pour le mariage. D&rsquo;autres alt\u00e9rations insinuent le doute sur l&rsquo;existence m\u00eame du mariage. L&rsquo;un d&rsquo;elles concerne la libert\u00e9 du consentement. Le consentement libre est essentiel ! Un mariage forc\u00e9 n&rsquo;est pas vraiment un mariage, il n&rsquo;est pas une alliance. Mais \u00e0 partir de quel moment la pression devient-elle contrainte ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Quand la coutume, les parents, d\u00e9cident le mariage, le mariage est-il vraiment libre ? Le probl\u00e8me se pose s\u00e9rieusement dans notre situation pour des jeunes filles musulmanes qui se convertissent, qui sont reprises par leur famille, envoy\u00e9es en Alg\u00e9rie pour mariage selon la tradition. Le probl\u00e8me se pose aussi \u00e0 propos de ces jeunes tellement d\u00e9structur\u00e9s par le climat moral et psychologique pr\u00e9sent, terriblement immatures \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge o\u00f9 ils peuvent se marier. S&rsquo;ils disent \u00ab\u00a0oui\u00a0\u00bbdevant le Maire, sont-ils assez adultes, assez lib\u00e9r\u00e9s des m\u00e9canismes pu\u00e9rils pour pouvoir \u00eatre d\u00e9clar\u00e9s libres dans leur engagement ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>La cohabitation<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">La question la plus br\u00fblante concerne la <strong>cohabitation<\/strong>, qui devient tellement commune autour de nous<strong><sub>3<\/sub><\/strong>. Est-elle simplement de la \u00ab\u00a0fornication\u00a0\u00bb\u00bb \u00e9tablie, journali\u00e8re, qui dure et rien de plus ? On peut au moins s&rsquo;interroger. En fait, il y a eu dans l&rsquo;histoire et dans les temps bibliques des mariages de plusieurs niveaux et, pourtant, tous mariages. Le concubinat, \u00e0 distinguer du concubinage (la distinction est dans le Littr\u00e9), est un mariage de rang inf\u00e9rieur, qui ne produit pas tous les effets civils du mariage plus glorieux. Le concubinat est g\u00e9n\u00e9ralement le mariage avec une femme d&rsquo;une <strong>condition sociale inf\u00e9rieure<\/strong> dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 les classes et les conditions sont nettement s\u00e9par\u00e9es. Nous connaissons encore les mariages morganatiques, quand un roi, un duc, un prince, \u00e9pouse une roturi\u00e8re, une berg\u00e8re : la femme sera une femme-\u00e9pouse, le mariage sera l\u00e9gal, les enfants ne seront pas ill\u00e9gitimes, mais ils n&rsquo;h\u00e9riteront pas des titres nobiliaires, c&rsquo;est un mariage de deuxi\u00e8me cat\u00e9gorie.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">A partir de l\u00e0, se pose la question de la cohabitation. Ne devient-elle pas, dans notre soci\u00e9t\u00e9, un mariage de deuxi\u00e8me cat\u00e9gorie ? Il y a engagement dans les faits, dans la dur\u00e9e &#8211; une <strong>alliance<\/strong>, souvent avec des enfants, et reconnue socialement (par la S\u00e9curit\u00e9 Sociale et d&rsquo;autres organismes). Est-on tr\u00e8s loin du mariage-concubinat ? Solution hypoth\u00e9tique, \u00e0 reprendre et \u00e0 revoir : consid\u00e9rer que la cohabitation n&rsquo;est pas de la <strong><em>porn\u00e9\u00efa<\/em><\/strong>, de la fornication r\u00e9p\u00e9titive ; qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas non plus un mariage, m\u00eame de seconde zone ; qu&rsquo;elle est un mariage <strong>imparfait<\/strong> ou <strong>d\u00e9ficient<\/strong>, une approximation du mariage. Elle est fautive dans la mesure pr\u00e9cis\u00e9ment o\u00f9 elle n&rsquo;est pas un mariage, mais elle peut \u00eatre analys\u00e9e comme une union qui imite le mariage et qui s&rsquo;en rapproche. Elle n&rsquo;est pas un mariage parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas l&rsquo;<strong>engagement formel.<\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00eame si les cohabitants s&rsquo;engagent concr\u00e8tent l&rsquo;un avec l&rsquo;autre (et s&rsquo;ils se s\u00e9parent, c&rsquo;est \u00e0 peu pr\u00e8s aussi compliqu\u00e9 qu&rsquo;un divorce), il manque l&rsquo;engagement formel. La promesse expresse p\u00e8se son poids, et sans elle l&rsquo;engagement sonne un peu \u00ab\u00a0creux\u00a0\u00bb. En g\u00e9n\u00e9ral, on <strong>n&rsquo;ose pas<\/strong> donner une telle promesse ; inconsciemment peut-\u00eatre, on ne veut pas s&rsquo;engager \u00e0 fond. La promesse doit \u00eatre publique, avec le lien <strong>objectif<\/strong> correspondant \u00e0 l&rsquo;institution socialement reconnue du mariage.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">A ceux qui disent : \u00ab\u00a0Nous nous sommes engag\u00e9s pour la vie, nous sommes \u00e9perdument amoureux, seulement nous ne voulons pas que la soci\u00e9t\u00e9 s&rsquo;en m\u00eale\u00a0\u00bb, l&rsquo;Ecriture oblige \u00e0 r\u00e9pondre : \u00ab\u00a0II vous manque la reconnaissance publique qui, dans notre soci\u00e9t\u00e9, requiert le passage devant le repr\u00e9sentant de l&rsquo;autorit\u00e9 civile\u00a0\u00bb. La sanction sociale appartient essentiellement \u00e0 l&rsquo;engagement du mariage, qui cr\u00e9e une chair nouvelle, une entit\u00e9 situ\u00e9e dans le monde et plac\u00e9e sous la garde et la protection du magistrat lui-m\u00eame. Le magistrat n&rsquo;est-il pas <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0serviteur de Dieu\u00a0\u00bb (Rm 13.4 et 6)<\/em><\/span> aussi \u00e0 cet effet ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<h3>Une plus grande gr\u00e2ce<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le Seigneur, comme il se r\u00e9v\u00e8le dans l&rsquo;Ecriture, \u00ab\u00a0traite\u00a0\u00bb des alt\u00e9rations du mariage en Ma\u00eetre et instructeur : il les d\u00e9finit, il les mesure, il les interpr\u00e8te, et nous enseigne \u00e0 le faire \u00e0 sa suite. Mais le Seigneur \u00ab\u00a0traite\u00a0\u00bb aussi ces alt\u00e9rations comme le m\u00e9decin traite les maladies : il r\u00e9dige ses ordonnances dans le sens du moindre mal (par exemple, sur le divorce) ; il prescrit une hygi\u00e8ne des relations bien diff\u00e9rente des \u00ab\u00a0 recettes\u00a0\u00bb du monde <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>(Ep 5.21ss)<\/em><\/span> ; et surtout, il offre le rem\u00e8de radical, rem\u00e8de plus puissant que la pathologie elle-m\u00eame !<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le d\u00e9fil\u00e9 de toutes les alt\u00e9rations du mariage, en effet, pourrait singuli\u00e8rement nous d\u00e9primer, apr\u00e8s que nous avons vu la splendeur du mod\u00e8le que Dieu propose. Que c&rsquo;est triste ! Mais \u00e0 ce moment m\u00eame o\u00f9 nous \u00e9prouvons, le c\u0153ur serr\u00e9, que nous sommes tomb\u00e9s tellement loin de la beaut\u00e9 que Dieu avait voulue pour nous, nous pouvons nous rappeler aussi que Dieu a assum\u00e9 la m\u00e9taphore du mariage jusqu&rsquo;\u00e0 travers ces alt\u00e9rations. Pens\u00e9e infiniment consolatrice !<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dieu dans son alliance avec l&rsquo;humanit\u00e9, ne propose pas seulement le mod\u00e8le du mariage parfait, il propose le mod\u00e8le du mariage <strong>restaur\u00e9<\/strong>, du mariage <strong>rachet\u00e9<\/strong>, r\u00e9par\u00e9, <strong>recr\u00e9\u00e9<\/strong>. Le Seigneur avait d\u00fb r\u00e9pudier cette femme Isra\u00ebl, en qui il trouvait tant de choses honteuses. Mais voici qu&rsquo;il annule le billet de r\u00e9pudiation : <em><span style=\"background-color: #add8e6;\">\u00ab\u00a0O\u00f9 est la lettre de divorce par laquelle j&rsquo;ai r\u00e9pudi\u00e9 votre m\u00e8re ?\u00a0\u00bb (Es 50.1)<\/span><\/em>. Ce pass\u00e9 ne compte plus ! <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0Reviens ! Inconstante Isra\u00ebl !\u00a0\u00bb (Jr 3.12)<\/em><\/span> malgr\u00e9 l&rsquo;interdiction l\u00e9gale <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>(v, 1)<\/em><\/span>. Les premiers chapitres d&rsquo;Os\u00e9e illustrent comment la gr\u00e2ce de Dieu d\u00e9passe l&rsquo;amour humain parfait, l&rsquo;amour de deux \u00eatres qui s&rsquo;aiment et se r\u00e9pondent dans l&rsquo;amour. Comment l&rsquo;amour de Dieu r\u00e9ussit \u00e0 surmonter, renverser, englober l&rsquo;hostilit\u00e9, la faute, l&rsquo;infid\u00e9lit\u00e9. L\u00e0 se trouve la consolation, pour notre propre mariage si nous sommes des gens mari\u00e9s, pour nos \u00e9glises, pour tous ceux que nous voyons souffrir autour de nous, dans le fourvoiement des fausses libert\u00e9s : Dieu accorde<strong> une si grande gr\u00e2ce<\/strong> ! Qu&rsquo;elle brille \u00e0 nos yeux ! Amen !<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"CENTER\">H.B.<\/p>\n<p align=\"CENTER\">\u00a0<\/p>\n<hr \/>\n<p align=\"JUSTIFY\">NOTES<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>1.<\/strong> Deuxi\u00e8me partie de l&rsquo;\u00e9tude de M. Henri Blocher \u00e0 la Conf\u00e9rence Nationale C.A.E.F 1993.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>2.<\/strong> Voir dans le pr\u00e9c\u00e9dent n\u00b0 de <em>Servir<\/em> (3.94) la premi\u00e8re partie de l&rsquo;expos\u00e9 de M. Blocher. Comme pr\u00e9c\u00e9demment le style oral a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>3.<\/strong> Cf le num\u00e9ro 16 de la revue <em>Fac-R\u00e9flexion<\/em>.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0Le mariage et ses alt\u00e9rations \u00e0 la lumi\u00e8re de l&rsquo;Ecriture \u00a0 (2e partie) \u00a0 &nbsp; par Henri BLOCHER1 (2\u00b0 partie, suite de la 1\u00e8re partie qui est dans le num\u00e9ro 3)\u00a0 \u00a0 &nbsp; Le P\u00e8re propose un mod\u00e8le au mariage &#8211; mod\u00e8le de communion qui pr\u00e9serve la distinction et qui cr\u00e9e une unit\u00e9 plus riche [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":31,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26,70,29,41,74,11],"tags":[],"class_list":["post-4092","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-bible","category-le-couple","category-la-famille","category-lhomme","category-peche","category-la-vie-du-chretien"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4092","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/31"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4092"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4092\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4092"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4092"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4092"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}