{"id":4826,"date":"1988-11-25T12:45:02","date_gmt":"1988-11-25T12:45:02","guid":{"rendered":"\/?p=4826"},"modified":"2015-12-16T10:13:04","modified_gmt":"2015-12-16T10:13:04","slug":"%c2%ab-nos-peres-tont-fait-confiance-et-tu-ne-les-as-pas-decus-%c2%bb","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=4826","title":{"rendered":"\u00ab Nos p\u00e8res t&rsquo;ont fait confiance,  et tu ne les as pas d\u00e9\u00e7us ! \u00bb"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\">\u00ab Nos p\u00e8res t&rsquo;ont fait confiance,\u00a0 et tu ne les as pas d\u00e9\u00e7us ! \u00bb\u00a0<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab Nos p\u00e8res t&rsquo;ont fait confiance,<\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>et tu ne les as pas d\u00e9\u00e7us ! \u00bb<\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Psaume 22.6<\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Depuis longtemps, dans toutes nos librairies \u00e9vang\u00e9liques, nous trouvons et retrouvons avec joie, les livres de Patricia St John. Combien de nos enfants et de nos petits-enfants ont \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9s pour Dieu, par la beaut\u00e9 et la puret\u00e9 de ses r\u00e9cits ! Mais qui a influenc\u00e9 Patricia elle-m\u00eame ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Peu connu en France est le livre qu&rsquo;elle a \u00e9crit au sujet de ses parents, o\u00f9 se trouve retrac\u00e9e leur vie, avec une \u00e9vocation plus particuli\u00e8re du caract\u00e8re de son p\u00e8re. Ce livre, publi\u00e9 en 1961 par \u00ab Pickerling &amp; Inglis \u00bb, continue de nous adresser un d\u00e9fi, 30 ans apr\u00e8s la mort de Harold St John. Comment cet homme &#8211; missionnaire, conf\u00e9rencier, enseignant, \u00e9crivain &#8211; \u00e9tait-il vraiment ? Comment \u00e9tait-il vu par sa femme et par ses enfants ? C&rsquo;est \u00e0 ces questions que Patricia, sa fille, a tenu \u00e0 r\u00e9pondre, en rendant t\u00e9moignage \u00e0 la vie exemplaire de ses parents. Voici traduits, quelques extraits de son livre.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><!--more--><br \/> \u00a0<\/p>\n<p align=\"CENTER\">***<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/1988\/pdf1988\/1988_06_17_nosperestontfaitconfiance.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>\u00ab Ce fut apr\u00e8s 12 ann\u00e9es d&rsquo;attente patiente que Harold \u00e9pousa celle qui devait le compl\u00e9ter si parfaitement dans tous les domaines de la vie. Ils d\u00e9cid\u00e8rent d&rsquo;un commun accord, dans la plus grande simplicit\u00e9, que pendant toute leur vie ensemble, l&rsquo;oeuvre de Dieu serait prioritaire. Madame St John n&rsquo;oublia jamais sa promesse : pas une seule fois ne se plaignit-elle des longues absences de son mari.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Son sens pratique fut le parfait compl\u00e9ment de l&rsquo;esprit \u00ab mystique \u00bb de Harold. Ses qualit\u00e9s de femme d&rsquo;int\u00e9rieur se manifest\u00e8rent autant dans l&rsquo;arri\u00e8re-pays du Br\u00e9sil qu&rsquo;en Angleterre, o\u00f9 la vieille maison de briques rouges regorgea d&rsquo;enfants pendant tant d&rsquo;ann\u00e9es. Partout o\u00f9 ils habit\u00e8rent, Madame St John r\u00e9serva pour son mari un petit havre de paix qu&rsquo;il retrouvait apr\u00e8s les tensions d&rsquo;un minist\u00e8re extr\u00eamement vari\u00e9 &#8211; minist\u00e8re dans lequel il donnait le maximum de lui-m\u00eame.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">C&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 qu&rsquo;il \u00e9tudiait, dans le calme, la Parole de Vie, sa nourriture. Sa femme lui demandait bien peu de chose, sa nature la conduisant \u00e0 donner et \u00e0 se donner constamment. Pendant plus de quarante ann\u00e9es de vie commune, l&rsquo;amour profond qui unissait Harold et sa femme, leur s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, l&rsquo;absence totale d&rsquo;\u00e9go\u00efsme qui les caract\u00e9risait, impressionn\u00e8rent autant les \u00e9trangers de passage dans leur foyer que leurs proches. Aucun de leurs enfants ne peut se souvenir de la moindre parole d&rsquo;irritation qu&rsquo;ils auraient \u00e9chang\u00e9e. L&rsquo;atmosph\u00e8re de la maison &#8211; une maison accueillante et toujours grande ouverte &#8211; \u00e9tait source d&rsquo;inspiration stimulante pour les nombreux jeunes qui s&rsquo;y rendaient. \u00bb<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00ab Je veux que mon foyer soit exactement comme le v\u00f4tre&#8230; \u00bb a \u00e9crit une jeune mari\u00e9e. \u00ab Votre amour l&rsquo;un pour l&rsquo;autre est un puissant t\u00e9moignage ainsi qu&rsquo;un exemple pour tous ceux qui vous regardent vivre \u00bb a d\u00e9clar\u00e9 une autre amie. Un autre visiteur encore a pu affirmer : \u00ab Je vous consid\u00e8re comme des mod\u00e8les de ce que doivent \u00eatre une femme et un mari : parfaitement un en tout, et rayonnants de la joie d&rsquo;\u00eatre ensemble \u00bb. Un autre ami \u00e9voque sa visite apr\u00e8s une p\u00e9riode de 20 ans, en ces termes : \u00ab L&rsquo;ambiance \u00e9tait telle que je ne me suis jamais senti aussi pr\u00e8s du ciel \u00bb<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">De nos jours o\u00f9 le confort a tellement d&rsquo;importance, il peut \u00eatre utile de mentionner que leur premier foyer fut une pi\u00e8ce unique \u00e0 Buenos-Aires ; les blattes se promenaient librement sur les murs, et Ella (l&rsquo;\u00e9pouse de Harold) devait partager la cuisine avec quatre autres familles ! Pour meubler cette pi\u00e8ce ils avaient acquis ce qu&rsquo;ils d\u00e9crivaient comme \u00e9tant \u00ab l&rsquo;essentiel \u00bb : deux lits de camp, une table pliante, une chaise&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Patricia St John continue : \u00ab Aucun enfant n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 plus aim\u00e9 et mieux soign\u00e9 que chacun des petits St John. Ils savaient intuitivement qu&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient pas le centre du foyer, et qu&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient pas les seuls propri\u00e9taires de l&rsquo;affection de leur p\u00e8re. Il en r\u00e9sultait pour eux une r\u00e9elle paix int\u00e9rieure : se d\u00e9couvrir comme le centre m\u00eame de la vie des parents, peut \u00eatre pour un enfant un poids trop lourd \u00e0 porter. Sans l&rsquo;avoir entendu explicitement, les enfants savaient bien que les exigences de Dieu et de Son oeuvre, \u00e9taient prioritaires pour leurs parents &#8211; et qu&rsquo;il leur fallait respecter certaines limites. Cela peut sembler dur &#8211; mais en fait ce n&rsquo;\u00e9tait nullement le cas \u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00ab Et le culte ?&#8230; Certes, les petits St John n&rsquo;\u00e9taient pas des anges ! N&rsquo;importe quoi les amusait, et parfois, il faut le dire, le culte leur semblait long. Comment percevaient-ils leur p\u00e8re \u00e0 ce moment ? Il les avait compl\u00e8tement oubli\u00e9s &#8211; il \u00e9tait loin devant eux, absorb\u00e9 dans la contemplation de r\u00e9alit\u00e9s encore cach\u00e9es aux yeux de ses enfants. Aucun d&rsquo;eux, en regardant ce visage rayonnant, transfigur\u00e9, ou en \u00e9coutant cette voix qui tremblait d&rsquo;amour et d&rsquo;adoration pour son Sauveur, ne pouvait dire que le culte \u00e9tait ennuyeux !<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Au contraire, ils \u00e9taient envahis d&rsquo;un sentiment de tristesse et d&rsquo;attente. Tristesse, parce qu&rsquo;ils \u00e9taient trop petits, trop m\u00e9chants, ou peut-\u00eatre trop gais, trop irresponsables, et parce qu&rsquo;ils ne voyaient rien. Attente &#8211; l&rsquo;espoir leur venait de grandir, de comprendre, de voir ce que Papa voyait, de voir cette assembl\u00e9e transform\u00e9e, comme pour lui, en antichambre du ciel ! \u00bb<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00ab &#8230;Ils ont grandi : leur p\u00e8re les observait, et attendait. Il n&rsquo;essaya jamais de leur infliger les richesses spirituelles qu&rsquo;il pr\u00e9parait pour eux, avant qu&rsquo;ils ne soient pr\u00eats \u00e0 les recevoir. Aucun d&rsquo;entre eux n&rsquo;\u00e9tait un enfant prodige ; de ce fait, ce ne fut qu&rsquo;en atteignant l&rsquo;\u00e2ge de l&rsquo;adolescence qu&rsquo;ils r\u00e9alis\u00e8rent la qualit\u00e9 du minist\u00e8re de leur p\u00e8re &#8211; et la qualit\u00e9 particuli\u00e8re du culte lorsqu&rsquo;il \u00e9tait pr\u00e9sent. Ce fut pourtant lui qui les baptisa, tous les cinq, au cours de leur adolescence ; il commen\u00e7a aussi \u00e0 ce moment-l\u00e0, sa m\u00e9thode d&rsquo;\u00e9tude biblique, accordant \u00e0 chacun de nombreuses heures d&rsquo;enseignement individuel. Chacun de ses enfants atteste que les richesses de la Parole leur furent ainsi d\u00e9voil\u00e9e mieux qu&rsquo;\u00e0 toute autre \u00e9cole. \u00bb<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">II r\u00e9sulta de son minist\u00e8re une tr\u00e8s riche moisson. Harold St John sut se montrer compr\u00e9hensif \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de tous ceux qui b\u00e9n\u00e9ficiaient de ses conseils et de son enseignement. Quel \u00e9tait le secret de son comportement, de sa personnalit\u00e9 ? \u00ab C&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre \u00bb nous dit sa fille, \u00ab l&rsquo;absolu de ses principes, la grandeur de ses exigences, ou l&rsquo;humour de ses propos, son humilit\u00e9 profonde&#8230; \u00bb<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Apr\u00e8s quarante-trois ann\u00e9es de vie de famille (de 1914 \u00e0 1957), alors que s&rsquo;approchait la fin, Harold pouvait \u00e9crire \u00e0 un ami : \u00ab Le cr\u00e9puscule de ma vie constitue une exp\u00e9rience intens\u00e9ment sacr\u00e9e, une p\u00e9riode de tr\u00e8s grande joie. Le Livre que j&rsquo;aime tant, guide de toute ma vie, me livre de plus en plus ses secrets et le visage de mon Seigneur est plus que jamais \u00e9clatant de beaut\u00e9. La pr\u00e9sence de ma ch\u00e8re femme, de mes fils et de mes filles, ainsi que votre pr\u00e9cieuse amiti\u00e9, me font affirmer que vers le soir la lumi\u00e8re para\u00eetra \u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Patricia termine son livre avec une parole d&rsquo;encouragement : \u00ab Merci Seigneur, parce que la lumi\u00e8re brille encore. Le chemin est toujours ouvert pour ceux qui veulent suivre. Par les sentiers abrupts de l&rsquo;ob\u00e9issance et du renoncement, en se soumettant quotidiennement \u00e0 la discipline du travail et de la pri\u00e8re, on peut entrer, comme Harold St John, dans la pr\u00e9sence m\u00eame de Dieu. Il est entr\u00e9 dans cette pr\u00e9sence, non comme un \u00e9tranger, mais comme un habitu\u00e9 vivant depuis longtemps tout pr\u00e8s de la porte du ciel, contemplant la face du R\u00e9dempteur&#8230; \u00bb<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Que Dieu nous aide \u00e0 construire des mariages et des vies de famille sur un mod\u00e8le de ce type &#8211; sachant qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui comme hier :<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"background-color: #add8e6;\"><em><strong>\u00ab La force de l&rsquo;Eternel est dans le foyer des justes \u00bb<\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"background-color: #add8e6;\"><em><strong>(Psaume 118.15).<\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2003\/03\/adulte-enfant.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8208 alignleft\" style=\"margin: 10px;\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2003\/03\/adulte-enfant.jpg\" alt=\"adulte-enfant\" width=\"145\" height=\"210\" \/><\/a>Nous aimerions que nos enfants puissent dire avec le sage : <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab Ecoute ton p\u00e8re, lui qui t&rsquo;a engendr\u00e9, et ne m\u00e9prise pas ta m\u00e8re, quand elle est devenue vieille&#8230; Le p\u00e8re du juste est vraiment dans l&rsquo;all\u00e9gresse, celui qui engendre un sage en a de la joie \u00bb. (Proverbes 23.22,24).<\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Extraits traduits et pr\u00e9sent\u00e9s par Esther Buckenham..<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Nos p\u00e8res t&rsquo;ont fait confiance,\u00a0 et tu ne les as pas d\u00e9\u00e7us ! \u00bb\u00a0 &nbsp; \u00ab Nos p\u00e8res t&rsquo;ont fait confiance, \u00a0 et tu ne les as pas d\u00e9\u00e7us ! \u00bb \u00a0 Psaume 22.6 \u00a0 Depuis longtemps, dans toutes nos librairies \u00e9vang\u00e9liques, nous trouvons et retrouvons avec joie, les livres de Patricia St John. 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