{"id":5947,"date":"2001-01-13T08:33:24","date_gmt":"2001-01-13T08:33:24","guid":{"rendered":"\/?p=5947"},"modified":"2016-06-11T13:55:29","modified_gmt":"2016-06-11T13:55:29","slug":"le-ministere-daumonerie-quelques-pistes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=5947","title":{"rendered":"Le minist\u00e8re d&rsquo;aum\u00f4nerie &#8211; Quelques pistes"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\">Le minist\u00e8re d&rsquo;aum\u00f4nerie &#8211; Quelques pistes<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/interview.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8710 aligncenter\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/interview.jpg\" alt=\"interview\" width=\"329\" height=\"126\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/interview.jpg 329w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/interview-300x114.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 329px) 100vw, 329px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00a0<a href=\"\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/dialogue-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-8166 aligncenter\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/dialogue-2.jpg\" alt=\"dialogue-2\" width=\"124\" height=\"129\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Interview de <span style=\"color: #b22222;\">Philippe BUTEL <\/span><br \/> <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><br \/> Philippe Butel travaille depuis quelques ann\u00e9es comme aum\u00f4nier des h\u00f4pitaux \u00e0 Lyon. Servir lui a demand\u00e9 de t\u00e9moigner de ce qu&rsquo;il vit dans cette exp\u00e9rience nouvelle pour lui. <br \/> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><br \/> <\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En octobre 1996, la pastorale protestante \u00e9vang\u00e9lique lyonnaise consacrait une journ\u00e9e d&rsquo;information aux diff\u00e9rentes aum\u00f4neries de la r\u00e9gion. Je n&rsquo;avais jamais \u00e9t\u00e9 jusque-l\u00e0 sensibilis\u00e9 ni inform\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9 sur le terrain de ce service dans le domaine hospitalier. C&rsquo;est donc de fa\u00e7on inattendue que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 rejoint et interpell\u00e9 par le minist\u00e8re de l&rsquo;aum\u00f4nerie protestante hospitali\u00e8re lyonnaise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2001\/pdf2001\/2001_01_24_leministeredaumonerie.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>Apr\u00e8s avoir suivi la formation initiale propos\u00e9e, j&rsquo;ai fait partie de l&rsquo;\u00e9quipe protestante en tant que visiteur b\u00e9n\u00e9vole et je suis depuis maintenant une ann\u00e9e et demi aum\u00f4nier \u00e0 mi-temps, l&rsquo;autre part de mon temps \u00e9tant consacr\u00e9e au minist\u00e8re pastoral \u00e0 l&rsquo;Eglise de Villefontaine (38). L&rsquo;\u00e9quipe lyonnaise est compos\u00e9e de quatre aum\u00f4niers et d&rsquo;une vingtaine de visiteurs ; il faut ajouter une dizaine de personnes qui suivent actuellement le stage th\u00e9orique. Des repr\u00e9sentants des Eglises r\u00e9form\u00e9e et luth\u00e9rienne et de diff\u00e9rentes \u00e9glises \u00e9vang\u00e9liques collaborent ensemble \u00e0 un t\u00e9moignage commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet article ne fait qu&rsquo;ouvrir quelques pistes et caract\u00e9riser quelques enjeux du minist\u00e8re d&rsquo;aum\u00f4nerie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;aum\u00f4nerie, un privil\u00e8ge.<\/strong> Travailler au sein de l&rsquo;aum\u00f4nerie hospitali\u00e8re \u00e0 Lyon, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un grand privil\u00e8ge, celui de pouvoir visiter syst\u00e9matiquement les malades dans la majorit\u00e9 des \u00e9tablissements o\u00f9 nous sommes pr\u00e9sents. Ce privil\u00e8ge s&rsquo;accompagne d&rsquo;une responsabilit\u00e9 importante, celle de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la mani\u00e8re dont nous voulons \u00eatre t\u00e9moins du Seigneur non seulement aupr\u00e8s des malades, c&rsquo;est une priorit\u00e9, mais aussi aupr\u00e8s de la famille et des amis et \u00e9galement aupr\u00e8s du personnel que nous c\u00f4toyons r\u00e9guli\u00e8rement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Etre aum\u00f4nier, c&rsquo;est r\u00e9pondre \u00e0 une vocation.<\/strong> Etre t\u00e9moin en milieu hospitalier, c&rsquo;est certainement r\u00e9pondre \u00e0 un appel n\u00e9 d&rsquo;un d\u00e9sir de se rendre utile, de donner de son temps, d&rsquo;apporter chaleur et amour \u00e0 ceux qui souffrent et se sentent seuls dans ce monde particulier de la maladie et de la vieillesse. Mais ici plus que dans tout autre service, la bonne volont\u00e9 et la plus grande des g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9s ne suffisent pas. Il importe de prendre conscience des raisons profondes qui poussent \u00e0 d\u00e9sirer ce type de service plut\u00f4t qu&rsquo;un autre. La confrontation hebdomadaire, voire journali\u00e8re pour certains aum\u00f4niers, avec la souffrance, la mort et les interrogations qui y sont li\u00e9es ne peut laisser indiff\u00e9rent ; personne n&rsquo;en sort indemne. Il est donc important de discerner d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;on \u00e9coute et d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;on parle. Quand je dis \u00ab\u00a0o\u00f9\u00a0\u00bb, j&rsquo;entends signifier le lieu de mes \u00e9motions, de mes peurs, de mes pens\u00e9es, de mes convictions face \u00e0 la souffrance et le lieu des moyens d&rsquo;apprentissage pour exercer ce minist\u00e8re avec ce que je suis, sans \u00eatre paralys\u00e9 ni rester superficiel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Une formation permanente est donc indispensable<\/strong> pour travailler sur soi, apprendre \u00e0 vivre en \u00e9quipe, d\u00e9coder les myst\u00e8res et les richesses de la relation humaine, renouveler sa lecture biblique pour y trouver ses sources. C&rsquo;est ce qui se vit \u00e0 Lyon par la mise en place chaque mois de rencontres entre visiteurs et aum\u00f4niers. En particulier un temps de relecture des entretiens est mis en place avec un professionnel qui nous aide avec ses outils, dans le respect des objectifs particuliers qui sont les n\u00f4tres. Des rencontres sur des th\u00e8mes touchant \u00e0 ce service sont \u00e9galement propos\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><br \/> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Nul ne peut \u00e9couter s&rsquo;il n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 \u00e9cout\u00e9<\/strong>. On ne peut \u00e9couter que de l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;on a \u00e9t\u00e9 \u00e9cout\u00e9 soi-m\u00eame. \u00ab\u00a0On ne s&rsquo;improvise pas <em>\u00e9coutant<\/em> et avant d&rsquo;occuper cette place on aura tout \u00e0 gagner, d&rsquo;abord pour soi, \u00e0 apprendre de soi : rep\u00e9rer ses ambitions, ses contradictions, ses ambivalences, ses retenues, ses refoulements&#8230; et aussi \u00eatre capable de se pardonner \u00e0 soi-m\u00eame !&#8230; dans l&rsquo;<em>\u00ab\u00a0apprendre de soi\u00a0\u00bb<\/em>, il n&rsquo;y a pas de terme<sub><strong>1<\/strong><\/sub>\u00a0\u00bb <br \/> Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;approche simple de la souffrance. La c\u00f4toyer r\u00e9guli\u00e8rement dans son aspect p\u00e9nible pour celui qui la subit va \u00e9galement interroger le visiteur sur la pratique de sa foi, sur le sens qu&rsquo;il donne au texte biblique, finalement sur le sens qu&rsquo;il donne \u00e0 sa vie face \u00e0 la mort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pense \u00e0 cette dame rencontr\u00e9e dont le fils d\u00e9j\u00e0 lourdement handicap\u00e9 \u00e9tait atteint d&rsquo;un cancer, avec un diagnostic tr\u00e8s mauvais. Cette m\u00e8re venait de passer une nuit \u00e9veill\u00e9e au chevet de son fils g\u00e9missant et se plaignant de mal \u00e0 la jambe. Elle me dit \u00eatre ext\u00e9nu\u00e9e : \u00ab\u00a0Je prie J\u00e9sus tous les jours, mais il ne r\u00e9pond pas, il n&rsquo;entend pas\u00a0\u00bb. La tentation peut \u00eatre forte de donner une parole consolatrice pour soulager sa propre angoisse et interrogation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Il y a dans certaines bont\u00e9s insistantes et impassibles comme la manifestation renvers\u00e9e d&rsquo;une volont\u00e9 r\u00e9ductrice et despotique d&rsquo;amener l&rsquo;autre \u00e0 sa merci<sub><strong>2<\/strong><\/sub>\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0S&rsquo;il se croit le \u00ab\u00a0sauveur\u00a0\u00bb d&rsquo;une personne en fin de vie, le b\u00e9n\u00e9vole, en effet, n&rsquo;est pas \u00e0 sa place. Encore moins que dans tout autre service, il n&rsquo;est pas permis de se croire indispensable. L&rsquo;important c&rsquo;est d&rsquo;\u00eatre un maillon dans cette grande cha\u00eene de tous ceux qui entourent le malade, maillon conscient de l&rsquo;impossibilit\u00e9 de mesurer la profondeur de la relation d&rsquo;aide, conscient de l&rsquo;incertitude de son importance, conscient enfin que ce malade ne lui appartient pas<sub><strong>3<\/strong><\/sub>\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Etre t\u00e9moin, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 permettre \u00e0 celui que je rencontre de <em>dire<\/em><\/strong>. C&rsquo;est accueillir tout ce qu&rsquo;il dit, tout ce qu&rsquo;il a envie de dire, comme il a envie de le dire&#8230; et par l\u00e0 manifester que Dieu s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 lui, jusque dans les moments les plus sombres. Etre t\u00e9moin, c&rsquo;est ouvrir un espace de communication qui respecte la personne dans tout ce qu&rsquo;elle est et ressent&#8230; Etre t\u00e9moin, ce n&rsquo;est donc pas savoir pour l&rsquo;autre ou \u00e0 la place de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><br \/> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;aum\u00f4nier, le visiteur, la visiteuse sont en quelque sorte des passeurs de fronti\u00e8res<\/strong>. Ils vont chaque semaine \u00e0 la rencontre d&rsquo;hommes et de femmes inconnus. Entrer dans une chambre, c&rsquo;est passer une fronti\u00e8re. Pour ce qui concerne les malades, la plupart de ceux \u00e0 qui nous rendons visite, n&rsquo;ont rien demand\u00e9. J&rsquo;arrive de l&rsquo;ext\u00e9rieur pour entrer en contact avec quelqu&rsquo;un qui se trouve contraint d&rsquo;\u00eatre dans un lieu qui n&rsquo;est pas le sien, un lieu dans lequel il n&rsquo;a pas ses rep\u00e8res habituels, un lieu qui le d\u00e9stabilise \u00e0 bien des \u00e9gards, lieu dans lequel il passe. La plupart du temps nous remarquons que la visite au nom de l&rsquo;aum\u00f4nerie est bien ressentie. Se pr\u00e9senter aupr\u00e8s du malade comme faisant partie de l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;aum\u00f4nerie n&rsquo;est pas neutre et va immanquablement orienter la conversation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Passer la fronti\u00e8re, c&rsquo;est accompagner, \u00ab\u00a0cheminer avec\u00a0\u00bb, c&rsquo;est se rendre pr\u00e9sent \u00e0 l&rsquo;autre au-del\u00e0 des r\u00e9sonances de notre vie, de nos connaissances, de notre interpr\u00e9tation de sa souffrance et de tout ce que nous projetons sur lui. Ainsi pourront \u00eatre entendues une tranche de vie, une question importante, une souffrance sur laquelle des mots vont \u00eatre mis. Beaucoup peut se dire en peu de temps sur le sens de la vie et de la mort, sur le sens ou le non sens de la foi&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce dialogue que chacun vivra selon sa sensibilit\u00e9. Oser une parole sera toujours un risque \u00e0 assumer&#8230; une parole qui ne soit ni fuyante, ni irresponsable, ni hors de la r\u00e9alit\u00e9 per\u00e7ue par celui qui souffre. Et dans le cas cit\u00e9 plus haut la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tait la suivante pour cette m\u00e8re \u00ab\u00a0Mon fils va mourir !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0En de\u00e7\u00e0 des soins et de l&rsquo;espoir d&rsquo;un brin de vie suppl\u00e9mentaire, l&rsquo;ultime demande de l&rsquo;homme est d&rsquo;\u00eatre \u00e9cout\u00e9 et reconnu, m\u00eame lorsqu&rsquo;il ne peut plus formuler son message avec des mots<sub><strong>4<\/strong><\/sub>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dieu a tout risqu\u00e9 pour l&rsquo;homme. Dieu a franchi une fronti\u00e8re pour rejoindre l&rsquo;homme dans sa condition. L&rsquo;Evangile c&rsquo;est Dieu fait homme et non l&rsquo;homme fait Dieu. C&rsquo;est bien Dieu qui rejoint l&rsquo;homme dans tous les d\u00e9tails de sa vie, dans ses joies, ses peines, ses souffrances, ses limitations&#8230; C&rsquo;est bien lui qui rend \u00e0 l&rsquo;homme sa place de sujet, qui le d\u00e9place de sa situation d&rsquo;objet manipul\u00e9 par les circonstances ou d&rsquo;objet \u00e9cartel\u00e9 entre l&rsquo;image d&rsquo;un Dieu qui r\u00e9sout tous les probl\u00e8mes par un coup de baguette magique et l&rsquo;image d&rsquo;un Dieu pervers qui se pla\u00eet \u00e0 faire souffrir ses cr\u00e9atures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>La Parole a \u00e9t\u00e9 faite chair et elle a habit\u00e9 parmi nous<\/em><\/span><sub><strong>5<\/strong><\/sub>. Quel acte de Dieu discret et silencieux, cette Parole faite chair en Marie. Le message premier de l&rsquo;Evangile c&rsquo;est bien Dieu qui dit aux hommes : Je suis l\u00e0. Je suis l\u00e0 dans la faiblesse, je suis l\u00e0 d\u00e9pendant, mais je suis l\u00e0 ; le plus important dans la vie des hommes c&rsquo;est ma pr\u00e9sence. A l&rsquo;autre bout de la vie de J\u00e9sus, il y a sa mort sur la croix. La mort de J\u00e9sus, c&rsquo;est Dieu qui se rend impuissant pour les hommes. Encore le silence&#8230; La r\u00e9surrection n&rsquo;est pas l&rsquo;effacement de la croix, le r\u00eave de toute-puissance de l&rsquo;homme qui peut rena\u00eetre, mais l&rsquo;assurance de la pr\u00e9sence du Christ, de la validit\u00e9 universelle de son sacrifice pour tout homme, toute femme de cette terre, quel qu&rsquo;il soit et quel que soit son \u00e9tat. D&rsquo;ailleurs m\u00eame ressuscit\u00e9, J\u00e9sus porte encore les marques de son humanit\u00e9 dans ses mains et son c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelque chose de l&rsquo;amour de Dieu peut \u00eatre v\u00e9cu au sein de l&rsquo;aum\u00f4nerie dans les rencontres suscit\u00e9es. C&rsquo;est au nom du Seigneur que nous y allons. C&rsquo;est aussi au nom de l&rsquo;Eglise. Ce service n&rsquo;a de raison d&rsquo;\u00eatre que s&rsquo;il est un service de l&rsquo;Eglise. C&rsquo;est pourquoi, pour conclure ces quelques r\u00e9flexions tr\u00e8s partielles, je le recommande \u00e0 vos pri\u00e8res et \u00e0 votre intercession pour qu&rsquo;il porte du fruit pour le Seigneur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">P.B.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NOTES<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1.<\/strong> Hubert AUQUE, <em>Etudes th\u00e9ologiques et religieuses<\/em>, \u00abDes aum\u00f4niers pour demain\u00bb, 1997\/4, p.592.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2.<\/strong> Jean-Marie GENG, <em>Mauvaises pens\u00e9es d&rsquo;un travailleur social<\/em>, 1977, p.55, cit\u00e9 par Marthe hofstetter, dans <em>L&rsquo;accompagnement des personnes en fin de vie par les b\u00e9n\u00e9voles<\/em>, m\u00e9moire de licence, p.97-98.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3.<\/strong> Marthe HOFSTEETER, op. cit., p.98.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4.<\/strong> Inge GANZEVOORT, \u00ab\u00a0Ecouter \u00e0 trois l&rsquo;inaudible\u00a0\u00bb, dans le livret de la commission Eglise et Sant\u00e9 de la F\u00e9d\u00e9ration Protestante de France : <em>Responsables, nous le sommes<\/em>, octobre 1999, p.25.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>5.\u00a0 <\/strong>Jn 1.14. <br \/> \u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le minist\u00e8re d&rsquo;aum\u00f4nerie &#8211; Quelques pistes &nbsp; &nbsp; \u00a0 Interview de Philippe BUTEL \u00a0 Philippe Butel travaille depuis quelques ann\u00e9es comme aum\u00f4nier des h\u00f4pitaux \u00e0 Lyon. Servir lui a demand\u00e9 de t\u00e9moigner de ce qu&rsquo;il vit dans cette exp\u00e9rience nouvelle pour lui. &nbsp; En octobre 1996, la pastorale protestante \u00e9vang\u00e9lique lyonnaise consacrait une journ\u00e9e d&rsquo;information [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":204,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[79,16,14,33],"tags":[],"class_list":["post-5947","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-amour","category-le-chretien-et-la-societe","category-eglises-et-oeuvres","category-temoignages"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5947","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/204"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5947"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5947\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5947"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5947"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5947"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}