{"id":6284,"date":"1999-03-10T15:20:32","date_gmt":"1999-03-10T15:20:32","guid":{"rendered":"\/?p=6284"},"modified":"2016-06-06T09:36:44","modified_gmt":"2016-06-06T09:36:44","slug":"le-combat-du-prisonnier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=6284","title":{"rendered":"Le combat du prisonnier"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\">Le combat du prisonnier<\/h1>\n<p>\u00a0<a href=\"\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/relation-d-aide.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-406 aligncenter\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/relation-d-aide.jpg\" alt=\"relation d aide\" width=\"425\" height=\"283\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/relation-d-aide.jpg 425w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/relation-d-aide-300x199.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 425px) 100vw, 425px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>par <span style=\"color: #b22222;\">Roland de Pury<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Ce texte est constitu\u00e9 d&rsquo;extraits de la conf\u00e9rence intitul\u00e9e Le Combat du Prisonnier<sub>1<\/sub> incluse dans le Journal de Cellule du pasteur Roland de Pury. Cet ouvrage ainsi que Pierres Vivantes, le commentaire de la 1\u00e8re Ep\u00eetre de Pierre, ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits en cellule, en cachette, avec un bout de crayon conserv\u00e9 sous peine de mort. Ces deux livres et ceux de Dietrich Boenhoeffer r\u00e9dig\u00e9s dans des conditions semblables, ont \u00e9t\u00e9 pour moi des compagnons pr\u00e9cieux dans mes ann\u00e9es de travers\u00e9e du d\u00e9sert.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Puissent-ils l&rsquo;\u00eatre aussi pour d&rsquo;autres.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>F.- J. Martin.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<!--more--><\/p>\n<p><a href=\"\/wp-content\/uploads\/1999\/pdf1999\/1999_02_07_lecombatduprisonnier.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>On peut raconter un \u00e9v\u00e9nement. Mais comment raconter une vie dont tout le drame est que pr\u00e9cis\u00e9ment il ne s&rsquo;y passe rien ? On ne sait pas. On s&rsquo;apitoie sur des d\u00e9tails. On pense \u00e0 la faim, \u00e0 la salet\u00e9, aux mauvais traitements, toutes choses qui ont assur\u00e9ment leur importance, mais qui sont n\u00e9anmoins secondaires en regard du fait m\u00eame de la captivit\u00e9 et particuli\u00e8rement de la solitude interminable et d\u00e9vorante que pas la moindre lecture ni la moindre \u00e9criture, ni la moindre parole, ni le moindre travail, ni la moindre pr\u00e9sence, ni la moindre nouvelle ne viendront dissiper ni all\u00e9ger un seul instant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est le secret du r\u00e9gime cellulaire et le fait qu&rsquo;un homme menac\u00e9 de mort est abandonn\u00e9 durant des mois aux appr\u00e9hensions les plus accablantes, sans savoir s&rsquo;il sortira dans une heure, dans une ann\u00e9e ou jamais, sans recours, sans nouvelles et sans appui, livr\u00e9 parfaitement au bon plaisir de son ennemi, c&rsquo;est ce fait qui constitue une des pointes extr\u00eames du drame de la captivit\u00e9 moderne, et son plus grand supplice. La vie d&rsquo;un prisonnier n&rsquo;est strictement plus que l&rsquo;attente de la vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La captivit\u00e9 a l&rsquo;avantage de simplifier \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame toutes les questions, de les \u00e9liminer m\u00eame parfaitement sauf une, une seule et unique : celle du combat de l&rsquo;esp\u00e9rance et du d\u00e9sespoir. Quand ce dernier s&#8217;empare d&rsquo;un captif, il ne fait pas de mani\u00e8res, il n&rsquo;a pas besoin de se g\u00eaner ni de se faire passer pour une doctrine int\u00e9ressante, mais il bondit sur lui de la mani\u00e8re la plus sommaire, la plus brutale, comme le bandit cach\u00e9 dans un fourr\u00e9 et il l&rsquo;\u00e9trangle lentement avec une jouissance horrible, avec le ricanement de l&rsquo;enfer. C&rsquo;est le d\u00e9mon en personne. Il ne se d\u00e9guise pas en ange de lumi\u00e8re. Il est plut\u00f4t le lion rugissant dont parle Pierre qui s&rsquo;est jet\u00e9 sur vous \u00e0 l&rsquo;improviste et vous d\u00e9vore tout vivant, qui vous d\u00e9vore ind\u00e9finiment. C&rsquo;est contre lui, contre ce personnage embusqu\u00e9 derri\u00e8re chacune des minutes de sa captivit\u00e9 qu&rsquo;il lui faudra tenir du matin au soir, et souvent du soir au matin, et le lendemain, et la nuit suivante, et le surlendemain&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sortir, sortir. Mais personne ne vient vous ouvrir. On ne sort pas. Il faut se battre, toujours tenir contre un adversaire qui ne se lassera pas. Il ne se reposera donc jamais, cet ennemi ! On est \u00e0 bout de force et il faut tout recommencer. On a gravi la paroi d&rsquo;une journ\u00e9e d&rsquo;agonie, on s&rsquo;est cramponn\u00e9, on a tenu, on est arriv\u00e9 jusqu&rsquo;au soir, on se couche \u00e0 8 heures, \u00e9puis\u00e9 ; mais la journ\u00e9e du lendemain se dresse identique, implacable, avec toutes ses minutes, avec toutes ses heures. On ne peut plus aller et il faut y aller. C&rsquo;est \u00ab\u00a0le feu qui ne s&rsquo;\u00e9teint point et le ver qui ne meurt point\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&rsquo;exc\u00e8s de la lassitude, une voix infernale vous souffle de capituler, de vous enfermer dans un r\u00eave, ou plus simplement de partir&#8230; Le suicide est l\u00e0, seule \u00e9vasion possible pour l&rsquo;incr\u00e9dule.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toute la r\u00e9v\u00e9lation chr\u00e9tienne n&rsquo;est que l&rsquo;histoire d&rsquo;une R\u00e9demption, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;une lib\u00e9ration ; le seul vrai Dieu s&rsquo;appelle le R\u00e9dempteur, et toute l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 retentira des chants de joie et des cris d&rsquo;\u00e9merveillement des rachet\u00e9s. L&rsquo;enfer n&rsquo;est que le terme absolu de la captivit\u00e9 ; le Royaume de Dieu, le terme absolu de la libert\u00e9. La Bible ne dit que cela, et c&rsquo;est bien l&rsquo;unique alternative de notre destin\u00e9e : libre ou esclave. D&rsquo;ailleurs si la captivit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait pas ce qu&rsquo;il y a de pire au monde, on comprendrait mal qu&rsquo;elle f\u00fbt dans la Bible le terme de comparaison de la situation de l&rsquo;homme \u00e0 jamais s\u00e9par\u00e9 de son Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un chr\u00e9tien n&rsquo;est pas plus capable qu&rsquo;un autre de tenir. Il est aussi d\u00e9sempar\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9preuve, aussi perdu, aussi malheureux, aussi accabl\u00e9. Si cela n&rsquo;\u00e9tait pas, si le chr\u00e9tien \u00e9tait un homme qui \u00ab\u00a0traverse les champs de bataille une rose \u00e0 la main\u00a0\u00bb alors le secours de la Parole de Dieu et la consolation du Saint-Esprit ne seraient pas des choses s\u00e9rieuses, n\u00e9cessaires, objectives. Etre chr\u00e9tien ce n&rsquo;est pas tricher avec la souffrance. La gr\u00e2ce ne l&rsquo;escamote pas. Si Dieu nous met quelque part pour souffrir, l&rsquo;attitude chr\u00e9tienne ne consiste pas \u00e0 transformer par des acrobaties spirituelles la souffrance en bonheur, le combat en repos.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela finira un jour, cela finira un jour. Dieu a pr\u00e9par\u00e9 ce jour. Ne t&rsquo;inqui\u00e8te pas. Ne porte pas les autres jours. A chaque minute suffit sa peine. On me dit \u00ab\u00a0quelle patience il vous a fallu avoir\u00bb\u00a0\u00bb Certes. Mais c&rsquo;est Dieu plut\u00f4t qui a d\u00fb avoir une dr\u00f4le de patience avec moi pour me redire dix fois par jour qu&rsquo;il sait ce qu&rsquo;il fait, qu&rsquo;il tient notre vie dans Sa main.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans cette connaissance d&rsquo;Emmanuel, dans cette certitude de la pr\u00e9sence de Dieu, une ob\u00e9issance devient possible : \u00ab\u00a0D\u00e9chargez-vous sur Lui !\u00a0\u00bb Je n&rsquo;avais pas le choix. Je n&rsquo;aurais pu tenir autrement. \u00ab\u00a0B\u00e9ni soit le Seigneur, chante David, chaque jour il porte nos fardeaux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rien n&rsquo;est davantage contraire \u00e0 l&rsquo;attitude chr\u00e9tienne que la r\u00e9signation. Tout ce qui vient d&rsquo;\u00eatre dit n&rsquo;est vrai que dans l&rsquo;esp\u00e9rance. L&rsquo;esp\u00e9rance, c&rsquo;est la respiration de notre \u00e2me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec cela on a tout dit, on a tout compris. Seulement voil\u00e0 : il reste qu&rsquo;on est captif, il reste la longueur du temps, il reste qu&rsquo;on se fatigue de supplier, d&rsquo;appeler et d&rsquo;attendre. Parce que c&rsquo;est tous les jours la m\u00eame chose : et qu&rsquo;il y aura des jours et des jours encore \u00e0 n&rsquo;en plus finir. Et quand cela dure par trop longtemps, l&rsquo;esp\u00e9rance m\u00eame se lasse&#8230; C&rsquo;est alors tout le probl\u00e8me de la patience, de la pers\u00e9v\u00e9rance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il semble m\u00eame qu&rsquo;il faille avoir \u00e9t\u00e9 triste jusqu&rsquo;\u00e0 la mort pour savoir demander, avec l&rsquo;intensit\u00e9 voulue, que d&rsquo;autres ne connaissent pas cette tristesse, qu&rsquo;ils soient arrach\u00e9s au d\u00e9sespoir et \u00e0 la captivit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car on pr\u00e9tend qu&rsquo;il existe des hommes sur la terre qui dorment dans des lits sans punaises et avec leur femme et qui se plaignent. On dit qu&rsquo;il existe des hommes qui vont \u00e0 leur travail chaque matin et qui embrassent leurs enfants quand ils rentrent et qui se plaignent. On dit qu&rsquo;il existe des hommes qui peuvent porter leur nom et entendre retentir la sonnette sans angoisse et qui se plaignent. On dit qu&rsquo;il existe des hommes qui poss\u00e8dent une Bible, un crayon, du papier et qui se plaignent. Que peut demander un prisonnier pour ceux qui sont libres sinon qu&rsquo;ils apprennent \u00e0 dire merci et n&rsquo;oublient pas de s&rsquo;\u00e9merveiller \u00e0 chaque heure de la journ\u00e9e de cette libert\u00e9 qu&rsquo;ils ont comme enfants de Dieu d&rsquo;abord et comme citoyens d&rsquo;un pays libre ainsi que de la pr\u00e9sence des \u00eatres et du travail \u00e0 accomplir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On apprend \u00e0 demander. On le fait bien dans la vie courante assur\u00e9ment, mais si souvent sans d\u00e9sirer ce qu&rsquo;on demande et sans s&rsquo;attendre \u00e0 le recevoir. Le prisonnier, lui, demande vraiment, parce qu&rsquo;il d\u00e9sire de tout son c\u0153ur, de toute sa force et de toute sa pens\u00e9e ce qu&rsquo;il demande, parce que toute sa vie tient uniquement dans la possibilit\u00e9 que son cri soit exauc\u00e9. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il crie au secours, insiste, se lasse et recommence. Il s&rsquo;obstine comme cette femme qui venait \u00ab\u00a0rompre la t\u00eate\u00a0\u00bb du juge. Il appelle comme un homme qui enfonce. Il supplie \u00e0 n&rsquo;en plus finir que cette porte s&rsquo;ouvre. Mais dominant le bruit de cette bataille et de cette douleur, les hurlements du d\u00e9sert et le sifflement du serpent, quatre mots, inscrits sur la paroi, n&rsquo;ont cess\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 tout ce qu&rsquo;il pouvait r\u00e9clamer, par la paix qui surpasse toute intelligence : <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>\u00ab\u00a0Ma gr\u00e2ce te suffit\u00a0\u00bb.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Roland de Pury.<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Note<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1<\/strong>. : Conf\u00e9rence donn\u00e9e en hiver 1944 par Roland de Pury. Pour en lire l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9, se reporter aux cinquante premi\u00e8res pages du<em> Journal de Cellule<\/em>, \u00e9dition \u00ab\u00a0Je sers\u00a0\u00bb, Paris, 1945. Mais ce livre ne se trouve qu&rsquo;en biblioth\u00e8que. Il est depuis longtemps \u00e9puis\u00e9 et non r\u00e9\u00e9dit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le combat du prisonnier \u00a0 \u00a0 par Roland de Pury \u00a0 \u00a0 \u00a0 Ce texte est constitu\u00e9 d&rsquo;extraits de la conf\u00e9rence intitul\u00e9e Le Combat du Prisonnier1 incluse dans le Journal de Cellule du pasteur Roland de Pury. 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