{"id":6545,"date":"1999-11-19T08:31:23","date_gmt":"1999-11-19T08:31:23","guid":{"rendered":"\/?p=6545"},"modified":"2016-06-07T06:47:37","modified_gmt":"2016-06-07T06:47:37","slug":"le-noel-dalanig-furzod","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=6545","title":{"rendered":"Le No\u00ebl d&rsquo;Alanig Furzod"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\">Le No\u00ebl d&rsquo;Alanig Furzod<\/h1>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<a href=\"\/wp-content\/uploads\/1999\/11\/bigsur_25_bg_101203.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-8838 aligncenter\" src=\"\/wp-content\/uploads\/1999\/11\/bigsur_25_bg_101203.jpg\" alt=\"bigsur_25_bg_101203\" width=\"614\" height=\"461\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/1999\/11\/bigsur_25_bg_101203.jpg 1024w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/1999\/11\/bigsur_25_bg_101203-300x225.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 614px) 100vw, 614px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>par <span style=\"color: #b22222;\">Alain MONCLAIR<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La t\u00eate engonc\u00e9e entre ses \u00e9paules et son large suro\u00eet, les mains recroquevill\u00e9es dans les manches de son cir\u00e9, Alanig Furzod ressemblait \u00e0 l&rsquo;un de ces \u00e9pouvantails qui donnent au paysage un aspect irr\u00e9el. Pas un oiseau, pas m\u00eame un go\u00e9land autour de lui, car la nuit \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 tomb\u00e9e sur cette journ\u00e9e du 24 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le vent soufflait fort et les galets roulaient sous ses bottes, mais le fracas des vagues l&#8217;emp\u00eachait d&rsquo;en entendre le bruit. L&rsquo;\u00e9clat fulgurant d&rsquo;un phare \u00e9clairait de temps \u00e0 autre ces longues rang\u00e9es de cr\u00eates blanches. Mais l&rsquo;orgueil des flots ne l&rsquo;impressionnait pas ; il savait que ces vagues dont le propre est de vouloir se d\u00e9passer elles-m\u00eames, allaient irr\u00e9m\u00e9diablement s&rsquo;\u00e9craser sur le rivage, y laissant tout au plus un peu d&rsquo;\u00e9cume que le vent se chargerait de disperser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/1999\/pdf1999\/1999_06_20_lenoeldalanigfurzod.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>Non, ce n&rsquo;\u00e9tait pas pour les vagues qu&rsquo;Alanig Furzod se promenait sur les galets ce soir de No\u00ebl. C&rsquo;\u00e9tait plut\u00f4t pour le vent et la mer. Ce vent qui venait de loin, d&rsquo;ailleurs, et la mer, cette patrie des hommes de la troisi\u00e8me sorte<strong><sub>1<\/sub><\/strong>, \u00e0 laquelle il appartenait. Sa soif d&rsquo;horizon \u00e9tait encore plus insatiable que son l\u00e9gendaire besoin de vin rouge. Habituellement, ces jours de cafard et de f\u00eate se terminaient par une cuite monumentale, mais No\u00ebl \u00e9tait pour lui un jour sp\u00e9cial. Il ne pouvait se l&rsquo;expliquer, mais se saouler ce jour-l\u00e0 e\u00fbt \u00e9t\u00e9 un sacril\u00e8ge. Quelque part dans sa t\u00eate se cachait une devise : \u00ab\u00a0Ne pas faire rougir un enfant le jour de No\u00ebl\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;autres iraient \u00e0 la messe de minuit, mais lui pr\u00e9f\u00e9rerait cette symphonie maritime, cet hymne au Cr\u00e9ateur jou\u00e9 par le fracas de la mer, le sifflement du vent, et le sourd grondement des galets roulant \u00e0 chaque retrait de la vague.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis qu&rsquo;il ne pouvait plus naviguer au long cours, Alanig \u00e9prouvait ce besoin de t\u00eate \u00e0 t\u00eate avec la mer. Elle rempla\u00e7ait les larmes, sal\u00e9es elles aussi. La mer le mettait en communion avec tous les rivages du monde, ceux ensoleill\u00e9s et bord\u00e9s de cocotiers, ainsi que ceux, plus dangereux, bord\u00e9s de r\u00e9cifs avides de naufrages, qui font du m\u00e9tier de marin un m\u00e9tier de combattant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alanig venait redire \u00e0 la mer que son amour pour elle \u00e9tait toujours intact, que sa d\u00e9sertion du grand large n&rsquo;\u00e9tait due qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;incompr\u00e9hension d&rsquo;hommes galonn\u00e9s et cravat\u00e9s, influenc\u00e9s par de doctes personnages en blouses blanches, qui s&rsquo;\u00e9taient ligu\u00e9s contre les marins buveurs de vin pour les bannir de l&rsquo;horizon et les assigner \u00e0 r\u00e9sidence sur les vagues immobiles de sable et de prairies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Perdu dans ses r\u00eaveries nostalgiques, le promeneur tomba sur une masse molle. Soudainement son sang de ramasseur d&rsquo;\u00e9paves lui rappela que les vents \u00e9taient au Nord depuis trois jours. Faisant un effort pour percer l&rsquo;obscurit\u00e9 du regard, il se baissa, palpa l&rsquo;objet, le redressa, le souleva. C&rsquo;\u00e9tait un sac de matelot, il ruisselait, mais n&rsquo;avait pas l&rsquo;air d&rsquo;avoir s\u00e9journ\u00e9 tr\u00e8s longtemps dans l&rsquo;eau. Les pens\u00e9es d&rsquo;Alanig se bouscul\u00e8rent : \u00e9tait-ce bien de ramasser des \u00e9paves un soir de No\u00ebl ? Mais ne serait-ce pas un cadeau de l&rsquo;Oc\u00e9an ? Et puis, s&rsquo;il le prenait, il pourrait certainement le restituer \u00e0 l&rsquo;infortun\u00e9&#8230; ou \u00e0 sa famille. Le sens du devoir balaya ses doutes, il empoigna le sac et regagna son \u00ab\u00a0pen-ty<sub><strong>2<\/strong><\/sub>\u00a0\u00bb par les chemins creux, \u00e0 l&rsquo;abri du vent et des regards indiscrets.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le poids commen\u00e7ait \u00e0 engourdir son bras lorsqu&rsquo;il put enfin d\u00e9poser son fardeau sur la table, juste sous la lampe, dans l&rsquo;unique pi\u00e8ce de sa maison. Son c\u0153ur battait un peu la chamade en ouvrant le sac, puis la curiosit\u00e9 l&#8217;emporta. Il en sortit des v\u00eatements, puis une paire de chaussures d&rsquo;o\u00f9 coul\u00e8rent deux bonnes tasses d&rsquo;eau sal\u00e9e. Le reste coin\u00e7ait un peu, il secoua donc le sac en l&#8217;empoignant par le fond, et un ballot de cir\u00e9 jaune tomba sur la table. Le paquet pesait bien trois \u00e0 quatre kilos. Alanig le d\u00e9ficela et d\u00e9couvrit un coffret de bois verni, genre \u00e9tui \u00e0 sextant. Un d\u00e9cor de cuivre en forme de porte de navire habillait le couvercle. On y devinait la patience, l&rsquo;habilet\u00e9 et la passion qui anim\u00e8rent le c\u0153ur et les doigts de l&rsquo;habile matelot. Sous un hublot orn\u00e9 d&rsquo;un phare, une plaque grav\u00e9e ajoutait son poids de myst\u00e8re \u00e0 la trouvaille. Il y \u00e9tait \u00e9crit : <em>\u00ab\u00a0Je suis la porte\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le couvercle sauta l\u00e9g\u00e8rement lorsqu&rsquo;il poussa le fermoir. Un livre ancien apparut. Alanig d\u00e9gagea la table, posa le livre juste sous la lampe et s&rsquo;assit devant. A la deuxi\u00e8me page il d\u00e9couvrit une inscription manuscrite :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>A Erwan Le Goulouber, en bon souvenir de notre rencontre et de ta renaissance \u00e0 New Orl\u00e9ans, Louisiane, le 24 d\u00e9cembre 1919. \u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Albert Naud.<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>\u00ab\u00a0Rien ne sera impossible \u00e0 Dieu\u00a0\u00bb.<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rien d&rsquo;impossible ? Sauf \u00eatre heureux, pensa Alanig en se levant. A cet instant une enveloppe tomba du livre qu&rsquo;il allait ranger. A l&rsquo;ent\u00eate des Phares et Balises, cette lettre \u00e9tait adress\u00e9e \u00e0 Erwan Le Goulouber, Saint Gon\u00e9ry, Plougrescant ; probablement le propri\u00e9taire du sac. J&rsquo;irai demain \u00e0 Plougrescant, d\u00e9cida notre amateur d&rsquo;\u00e9paves. Puis il se coucha et s&rsquo;endormit sur une \u00e9trange berceuse qui se prolongea dans ses r\u00eaves. Des vagues blanches venaient s&rsquo;\u00e9craser \u00e0 ses pieds, l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre, et chacune lui murmurait : \u00ab\u00a0Rien ne sera impossible \u00e0 Dieu\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le lendemain matin, Alanig pris son v\u00e9lo, arrima le sac sur le porte-bagages, et p\u00e9dala en direction de Plougrescant. Arriv\u00e9 au hameau de Saint Gon\u00e9ry, il se renseigna.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Oh ! lui r\u00e9pondit-on, aujourd&rsquo;hui Erwan est au temple pour le culte de No\u00ebl.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Dommage ! J&rsquo;aurais voulu le voir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Eh bien, vous n&rsquo;avez qu&rsquo;\u00e0 y aller. Ils vont \u00eatre contents. Ils aiment bien la visite, l\u00e0-bas, dit la dame en riant. Traversez le bourg et prenez la route derri\u00e8re l&rsquo;Eglise, c&rsquo;est pas loin, vous trouverez bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Merci, dit Alanig en enfourchant son v\u00e9lo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des sons de cantique lui indiqu\u00e8rent qu&rsquo;il approchait. En effet, juste dans le virage, il d\u00e9couvrit le temple, l&rsquo;\u00e9glise des Protestants. Il traversa la route, adossa son v\u00e9lo au mur, et poussa la porte des lieux. Le dernier banc \u00e9tait vide, il en profita pour s&rsquo;asseoir et souffler un peu apr\u00e8s cette longue randonn\u00e9e. Son audace inhabituelle l&rsquo;\u00e9tonnait et l&rsquo;inqui\u00e9tait quelque peu, mais trois petits mots \u00e9crits sur une croix fix\u00e9e au mur d&rsquo;en face le rassur\u00e8rent : <em>Doue &lsquo;zo karantez<\/em><sub>3<\/sub>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis un homme se leva, grimpa deux marches et se pla\u00e7a derri\u00e8re un petit pupitre en bois. Il ouvrit un livre et lu : <em>\u00ab\u00a0Rien n&rsquo;est impossible \u00e0 Dieu\u00a0\u00bb<\/em>. Les mots du livre d&rsquo;Erwan Le Goulouber !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette parole donn\u00e9e par un ange \u00e0 Marie s&rsquo;adresse aussi \u00e0 nous aujourd&rsquo;hui, continua le pr\u00e9dicateur. Chaque naissance est un miracle encore plus grand. Mais il est une autre naissance, qui est tout aussi miraculeuse, c&rsquo;est la renaissance ou nouvelle naissance. J\u00e9sus d\u00e9clare : <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Si un homme ne na\u00eet de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu&#8230; ni y entrer (Jean 3.3,5)<\/em><\/span>. Nombreux sont ceux qui ne sont n\u00e9s qu&rsquo;une seule fois, c&rsquo;est pourquoi ils ne comprennent pas l&rsquo;Evangile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La nouvelle naissance, dit l&rsquo;orateur, se produit lorsque l&rsquo;on invite le Christ \u00e0 venir habiter dans son c\u0153ur. \u00ab\u00a0Le Christ na\u00eetrait mille fois \u00e0 Bethl\u00e9em, s&rsquo;il ne na\u00eet dans la cr\u00e8che qu&rsquo;est ton \u00e2me, tu ne seras pas sauv\u00e9. Le bois de la mangeoire est devenu comme celui de la croix pour ton salut. <em>Rien n&rsquo;est impossible \u00e0 Dieu<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et l&rsquo;orateur d&rsquo;expliquer que lorsque les disciples demand\u00e8rent :<span style=\"background-color: #add8e6;\"><em> Qui peut \u00eatre sauv\u00e9 ?<\/em><\/span> J\u00e9sus r\u00e9pondit encore : <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Ce qui est impossible aux hommes est possible \u00e0 Dieu (Luc 18.26-27)<\/em><\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces disciples \u00e9taient des gens comme nous, marins p\u00eacheurs pour la plupart . Cependant ils laiss\u00e8rent tout par amour pour J\u00e9sus. Ils laiss\u00e8rent leurs bateaux et leurs filets, ils laiss\u00e8rent aussi leurs soucis, leur incr\u00e9dulit\u00e9 et leur rancune \u00e0 cause de leur sort. Et J\u00e9sus leur promit cent fois mieux, et la vie \u00e9ternelle pour le si\u00e8cle \u00e0 venir <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>(Mc 10.29-31)<\/em><\/span>. Et le pr\u00e9dicateur conclut : \u00ab\u00a0La lumi\u00e8re des bougies ne suffit pas pour f\u00eater No\u00ebl, il faut laisser J\u00e9sus allumer un phare dans son c\u0153ur !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alanig Furzod \u00e9tait abasourdi par ce qu&rsquo;il venait d&rsquo;entendre. Le refrain de son r\u00eave changea de temps : du futur il passa au pr\u00e9sent : <em>\u00ab\u00a0Rien ne sera impossible \u00e0 Dieu\u00a0\u00bb<\/em> devint <span style=\"background-color: #99ccff;\"><em>\u00ab\u00a0Rien n&rsquo;est impossible \u00e0 Dieu\u00a0\u00bb<\/em><\/span>. Une vie nouvelle s&rsquo;ouvrait devant lui. Il croyait comprendre que cette vie nouvelle, J\u00e9sus l&rsquo;offrait encore aujourd&rsquo;hui. Aucune situation ne pouvait \u00eatre trop d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e pour la recevoir, <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>car tout est possible \u00e0 Dieu <\/em><\/span><span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>(Mc 10.27)<\/em><\/span>. Il voulut faire de sa vie l&rsquo;h\u00f4tellerie o\u00f9 J\u00e9sus-Christ serait l&rsquo;invit\u00e9 bienvenu et le Ma\u00eetre ! A vous aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">A.M.<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NOTES<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1.<\/strong> \u00ab\u00a0II y a trois sortes d&rsquo;hommes : les morts, les vivants et ceux qui vont sur la mer.\u00a0\u00bb PLATON<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2.<\/strong> Maisonnette faisant partie d&rsquo;une lign\u00e9e d&rsquo;habitations contigu\u00ebs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3.<\/strong> Dieu est amour (1 Jean 4.8).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le No\u00ebl d&rsquo;Alanig Furzod \u00a0 &nbsp; par Alain MONCLAIR &nbsp; &nbsp; \u00a0 La t\u00eate engonc\u00e9e entre ses \u00e9paules et son large suro\u00eet, les mains recroquevill\u00e9es dans les manches de son cir\u00e9, Alanig Furzod ressemblait \u00e0 l&rsquo;un de ces \u00e9pouvantails qui donnent au paysage un aspect irr\u00e9el. 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