{"id":6692,"date":"1991-01-03T08:24:24","date_gmt":"1991-01-03T08:24:24","guid":{"rendered":"\/?p=6692"},"modified":"2015-12-16T18:38:51","modified_gmt":"2015-12-16T18:38:51","slug":"paul-aux-chretiens-de-colosses-2partie-celebrons-donc-la-fete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.servir.caef.net\/?p=6692","title":{"rendered":"Paul aux chr\u00e9tiens de Colosses (2\u00b0partie) &#8211; C\u00e9l\u00e9brons donc la f\u00eate"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\">Paul aux chr\u00e9tiens de Colosses (2\u00b0partie)<\/h1>\n<h1 style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/h1>\n<h1 style=\"text-align: center;\">C\u00e9l\u00e9brons donc la f\u00eate<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Lectures : 1 Corinthiens 5.7-8 ; Matthieu 11.17-19 <\/em><\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<a href=\"\/wp-content\/uploads\/2007\/07\/Louange.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2677\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2007\/07\/Louange.jpg\" alt=\"Louange\" width=\"424\" height=\"296\" srcset=\"https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2007\/07\/Louange.jpg 424w, https:\/\/www.servir.caef.net\/wp-content\/uploads\/2007\/07\/Louange-300x209.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 424px) 100vw, 424px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"color: #b22222;\"><strong>par Fran\u00e7ois-Jean Martin<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Apr\u00e8s avoir vu dispara\u00eetre dans les d\u00e9cennies pass\u00e9es la notion de la f\u00eate, nous assistons \u00e0 l&rsquo;heure actuelle dans les \u00e9glises, \u00e0 un retour \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration, soulign\u00e9 par l&rsquo;expression corporelle, la danse, les couleurs, le mouvement, de nouveaux styles musicaux. Mais nous risquons, sans r\u00e9flexion de base sur l&rsquo;anthropologie, sur l&rsquo;eccl\u00e9siologie et sur la f\u00eate, de voir prolif\u00e9rer des c\u00e9l\u00e9brations spontan\u00e9es pouvant verser dans des exc\u00e8s destructeurs ou frivoles aboutissant \u00e0 un rejet de la f\u00eate. Il faut une r\u00e9flexion de fond sur ce sujet.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Dans la premi\u00e8re partie nous avons vu le caract\u00e8re communautaire et p\u00e9dagogique de la f\u00eate, ainsi que ses rapports avec le temps. Dans cette seconde partie, nous vous proposons de consid\u00e9rer les rapports entre la f\u00eate et l&rsquo;histoire et la f\u00eate comme expression de foi.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<h2>1. La f\u00eate et l&rsquo;histoire<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/1991\/pdf1991\/1991_01_08_celebronsdonclafete.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"iconePDF\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/iconePDF.jpg\" alt=\"\" width=\"81\" height=\"76\" align=\"right\" hspace=\"8\" vspace=\"8\" \/><\/a>La disparition de la f\u00eate a \u00e9t\u00e9 la r\u00e9sultante d&rsquo;une foule de facteurs accumul\u00e9s. Ils comprennent l&rsquo;industrialisation, la mont\u00e9e technologique, le positivisme et sa foi en la science toute puissante, le rationalisme. Tout cela aboutissait \u00e0 un monde marqu\u00e9 par l&rsquo;absence de Dieu. Le fait d&rsquo;avoir \u00e9limin\u00e9 Dieu comme r\u00e9ponse des sph\u00e8res de la science, l&rsquo;a \u00e9limin\u00e9 de nos vies en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"width: 436px;\" border=\"1\" cellspacing=\"3\" cellpadding=\"2\">\n<colgroup>\n<col style=\"text-align: justify;\" width=\"424\" \/><\/colgroup>\n<tbody>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffff\" width=\"424\">\n<h3 style=\"text-align: center;\">Nos f\u00eates religieuses ou s\u00e9culi\u00e8res comm\u00e9morent<br \/> des \u00e9v\u00e9nements historiques primordiaux.<\/h3>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or nos civilisations occidentales sont fond\u00e9es sur des conceptions de religions monoth\u00e9istes : juda\u00efsme, christianisme. Ce sont l\u00e0 des religions historiques, fond\u00e9es sur des \u00e9v\u00e9nements historiques. Aussi ont-elles produit une mentalit\u00e9 qui prend tr\u00e8s au s\u00e9rieux les \u00e9v\u00e9nements historiques et les possibilit\u00e9s que les hommes ont de faire l&rsquo;Histoire (tout particuli\u00e8rement le christianisme avec sa notion de la gr\u00e2ce et du pardon qui d\u00e9livrent de la fatalit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le rappel et l&rsquo;appropriation de ces fondements se faisaient gr\u00e2ce aux f\u00eates. En effet, en Occident nos f\u00eates religieuses ou s\u00e9culi\u00e8res comm\u00e9morent des \u00e9v\u00e9nements historiques primordiaux. L&rsquo;absence de la notion de Dieu fausse la compr\u00e9hension de l&rsquo;ensemble. Nous coupant de l&rsquo;aspect cosmique, elle laisse l&rsquo;histoire suspendue sur nos t\u00eates, mais sans lien avec le cosmos. Elle devient alors incompr\u00e9hensible, un colosse aux pieds d&rsquo;argile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par contrecoup, c&rsquo;est aussi le cas des f\u00eates qui perdent ainsi leur sens (le signifi\u00e9) et ne gardent que l&rsquo;expression (le signifiant) qui s&rsquo;appauvrit peu \u00e0 peu. Elles deviennent ainsi des structures sans \u00e2me, condamn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;avance. Au retour du hasard comme seule perspective historique, \u00e0 celui de la fatalit\u00e9 comme ma\u00eetre de jeu pour le d\u00e9roulement des \u00e9v\u00e9nements, s&rsquo;ajoute le poids croissant du p\u00e9ch\u00e9. En effet, il faut se rendre compte que l&rsquo;histoire porte en soi sa charge de culpabilit\u00e9 et de refoulement. Sans la gr\u00e2ce ce poids est trop \u00e9lev\u00e9, aussi trouve-t-on que la conscience historique est trop culpabilisante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au XIXe si\u00e8cle les courants rationalistes \u00e9taient heureux de devenir propri\u00e9taires de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9 en se d\u00e9barrassant de Dieu. Maintenant que les hommes en \u00ab\u00a0ont\u00a0\u00bb la charge (\u00e0 leurs yeux !), ils aimeraient aussi se d\u00e9barrasser de l&rsquo;histoire. Le poids de l&rsquo;histoire emp\u00eacherait de vivre le pr\u00e9sent et de construire l&rsquo;avenir. Elle serait un frein au progr\u00e8s. Que dit l&rsquo;Eglise face \u00e0 ces questions ? Que vit-elle ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reconnaissons que r\u00e9guli\u00e8rement dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;Eglise, des chr\u00e9tiens de nom ou r\u00e9els se sont fix\u00e9s sur le pass\u00e9, sur la tradition, de telle fa\u00e7on qu&rsquo;ils faisaient du christianisme une religion du pass\u00e9, un refus du progr\u00e8s. Trop souvent au nom d&rsquo;un \u00e2ge d&rsquo;or, de l&rsquo;id\u00e9e romantique du paradis perdu s&rsquo;est-on tourn\u00e9 vers le pass\u00e9, aveugles au pr\u00e9sent, refusant l&rsquo;avenir. On a m\u00eame vu pire. L&rsquo;Eglise n&rsquo;a-t-elle pas parfois souscrit \u00e0 des guerres, \u00e0 des exploitations, \u00e0 des abominations au nom de cons\u00e9quences de l&rsquo;histoire pass\u00e9e (justifi\u00e9e ou non !) de tel peuple ou de telle race ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette conception nous interpelle tout sp\u00e9cialement, car nous avons tendance, face \u00e0 tout probl\u00e8me, \u00e0 toute question, \u00e0 rechercher dans les Actes ce que faisait l&rsquo;Eglise des premiers temps et \u00e0 l&rsquo;appliquer \u00e0 la lettre. Une telle r\u00e9action suppose une conception de l&rsquo;Eglise primitive comme un \u00e2ge d&rsquo;or qu&rsquo;il nous faut restaurer. Or, la Parole montre bien qu&rsquo;on \u00e9tait loin d&rsquo;un \u00e2ge d&rsquo;or, nous n&rsquo;avons rien \u00e0 restaurer, la seule Eglise parfaite est celle \u00e0 venir, la J\u00e9rusalem c\u00e9leste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est vers elle que nous marchons comme nos fr\u00e8res et soeurs de l&rsquo;Eglise primitive. Eux et nous, avons \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s \u00e0 \u00eatre fid\u00e8les au Seigneur, appliquant les principes de vie (que nous trouvons effectivement en Actes et dans le reste de la Bible) au contexte qui est celui de chacun. Un chr\u00e9tien ne vit pas dans le pass\u00e9. <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>(Eccl\u00e9siaste 7.10 <\/em>dit<em> : \u00ab\u00a0Ne dis pas : d&rsquo;o\u00f9 vient que les jours d&rsquo;autrefois \u00e9taient meilleurs que ceux-ci ? Car ta question ne proviendrait pas de la sagesse.\u00a0\u00bb)<\/em><\/span> Au contraire, recr\u00e9ant celui-ci, il est homme et femme du pr\u00e9sent, un pr\u00e9sent qu&rsquo;il ne craint point, car il s&rsquo;inscrit dans une histoire conduite par Dieu, car il n&rsquo;y est pas seul, mais accompagn\u00e9 de Dieu lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"width: 436px;\" border=\"1\" cellspacing=\"3\" cellpadding=\"2\">\n<colgroup>\n<col style=\"text-align: justify;\" width=\"424\" \/><\/colgroup>\n<tbody>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffff\" width=\"424\">\n<h3 style=\"text-align: center;\">Nos f\u00eates sont les arrhes de la f\u00eate c\u00e9leste des noces de l&rsquo;Agneau.<\/h3>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette conception m&rsquo;interroge encore devant le silence de nos \u00e9glises face \u00e0 l&rsquo;apartheid en Afrique du Sud, devant les exactions du r\u00e9gime politique qui gouverne Isra\u00ebl. Il n&rsquo;existe pas de mal\u00e9diction biblique sur aucune race et si elle avait exist\u00e9, elle aurait disparu en Christ qui ne fait acception de personne. Il n&rsquo;y a rien qui puisse justifier la violence d&rsquo;un \u00e9tat contre un peuple et nous soutenons que les droits de l&rsquo;homme sont bibliques, sinon relisez la loi dans le Pentateuque, et notre amour pour le peuple \u00e9lu de l&rsquo;Ancienne Alliance ne peut et ne doit nous rendre aveugles, c&rsquo;est m\u00eame une n\u00e9cessit\u00e9 pour le salut d&rsquo;Isra\u00ebl.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains se diront : mais nous sommes bien loin des f\u00eates. Non, loin de l\u00e0 ! Nous sommes au coeur du sens des f\u00eates. En effet, elles proclament bien haut le sens et la valeur de l&rsquo;histoire. Une histoire que nos f\u00eates rappellent, sur laquelle elles proclament la souverainet\u00e9 de Dieu, dont elles ponctuent le temps \u00ab\u00a0jusqu&rsquo;\u00e0 ce que J\u00e9sus vienne\u00a0\u00bb. <em>Elles sont les arrhes de cette f\u00eate c\u00e9leste des noces de l&rsquo;Agneau<\/em> qui r\u00e9unira des hommes et des femmes de toute race (noirs et blancs), de tout peuple et de toute tribu (Palestiniens et Isra\u00e9liens).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, si l&rsquo;on immole l&rsquo;histoire, on ampute l&rsquo;homme de sa m\u00e9moire comme si l&rsquo;homme pouvait tout effacer et recommencer \u00e0 z\u00e9ro, parce que le sc\u00e9nario historique lui d\u00e9pla\u00eet. Cela rappelle le comportement d&rsquo;enfants qui jouent, en s&rsquo;\u00e9criant quand la tournure des \u00e9v\u00e9nements leur d\u00e9pla\u00eet : \u00ab\u00a0\u00c7a ne vaut plus, on recommence !\u00a0\u00bb Face \u00e0 cette attitude, il y a une r\u00e9ponse chr\u00e9tienne qui met Dieu au centre, un Dieu qui par gr\u00e2ce \u00f4te la culpabilit\u00e9 et permet de donner un sens \u00e0 l&rsquo;histoire, un but. <em>Un Dieu qui permet de s&rsquo;approprier du pass\u00e9 d&rsquo;une mani\u00e8re festive, de fa\u00e7on \u00e0 accepter ce pass\u00e9 sans qu&rsquo;il nous lie, de pouvoir regarder l&rsquo;histoire non comme une prison \u00e0 laquelle \u00e9chapper ou un chef-d&rsquo;oeuvre fragile \u00e0 conserver, mais comme une dimension de la r\u00e9alit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;histoire a un d\u00e9but et une fin, nous aurions dit un alpha et un om\u00e9ga, et n&rsquo;est pas cyclique. Nous nous inscrivons dans cette histoire, dans celle des alliances et pr\u00e9cis\u00e9ment dans celle de l&rsquo;Eglise qui marche vers une f\u00eate c\u00e9leste, celle des noces et qui <em>pendant ce temps de fian\u00e7ailles, f\u00eate avec joie les moments importants<\/em> (la naissance, la croix et la r\u00e9surrection, le don de l&rsquo;Esprit). <em>La f\u00eate est une m\u00e9moire vivante, un t\u00e9moignage communautaire v\u00e9cu, la m\u00e9moire du peuple choisi.<\/em> C&rsquo;est pourquoi nous ne rejetons pas le pass\u00e9 au nom d&rsquo;un pr\u00e9sent ou d&rsquo;un avenir. Mais en Christ assumant le temps, nous devenons des hommes adultes accomplis. C&rsquo;est l\u00e0 le but de Dieu pour nous <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>(Ep 5.13-14 : \u00ab\u00a0Des hommes faits\u00a0\u00bb ; 1 Co 16.13 : \u00ab\u00a0Soyez des hommes\u00a0\u00bb)<\/em><\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce rejet du pass\u00e9 peut aussi se faire au nom du pr\u00e9sent, peut aussi aboutir \u00e0 l&rsquo;absolutisation de l&rsquo;instant pr\u00e9sent ; de l&rsquo;ici et du maintenant, elle aboutit souvent \u00e0 une perte du sens (le signifi\u00e9) au profit de l&rsquo;expression (le signifiant) et donc \u00e0 la disparition de m\u00e9moire, de perspective, du pourquoi. Elle peut se traduire par une disparition de l&rsquo;esp\u00e9rance, de la r\u00e9volte, une acceptation du monde tel qu&rsquo;il est.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le christianisme a pourtant la r\u00e9ponse \u00e0 ces probl\u00e8mes. Il a foi en la transformation de l&rsquo;homme et de sa soci\u00e9t\u00e9 par l&rsquo;oeuvre du Christ. Il croit qu&rsquo;en J\u00e9sus s&rsquo;op\u00e8re une vraie r\u00e9volution, un changement de mentalit\u00e9, une <em>m\u00e9tanoia<\/em>. Il croit qu&rsquo;en Christ existe un \u00ab\u00a0autrefois\u00a0\u00bb et un \u00ab\u00a0maintenant\u00a0\u00bb. Et il veut le vivre pour l&rsquo;ensemble de la soci\u00e9t\u00e9. Pour cela il faut une Eglise qui ne vive pas dans un \u00e2ge d&rsquo;or pass\u00e9, qui ne refuse pas le pr\u00e9sent et qui ne tremble pas devant l&rsquo;avenir. Bref, il faut une Eglise qui vit le t\u00e9moignage d&rsquo;une Eglise fond\u00e9e sur le Christ et sa doctrine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"width: 436px;\" border=\"1\" cellspacing=\"3\" cellpadding=\"2\">\n<colgroup>\n<col style=\"text-align: justify;\" width=\"424\" \/><\/colgroup>\n<tbody>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffff\" width=\"424\">\n<h3 style=\"text-align: center;\">L&rsquo;Eglise doit prouver par sa vie que Dieu n&rsquo;est pas mort.<\/h3>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>L&rsquo;Eglise doit prouver par sa vie que Dieu n&rsquo;est pas mort. <\/em>Elle doit montrer qu&rsquo;elle a la capacit\u00e9 de vivre \u00e0 la fois dans l&rsquo;histoire et dans l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 et <em>d&rsquo;affirmer toutes les dimensions de la temporalit\u00e9 comme autant d&rsquo;amies<\/em>. Les f\u00eates offrent \u00e0 l&rsquo;Eglise l&rsquo;occasion id\u00e9ale non seulement de publier sa foi mais encore de la vivre, d&rsquo;aimer non seulement en paroles mais en actes et en v\u00e9rit\u00e9. En essayant de traduire ce que nous avons mis en \u00e9vidence dans la f\u00eate, l&rsquo;Eglise a l&rsquo;occasion de r\u00e9tablir l&rsquo;homme dans sa vraie relation au temps, \u00e0 l&rsquo;histoire, \u00e0 l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Dans notre r\u00e9gion, les f\u00eates sont des occasions favorables pour que nos prochains acceptent de franchir le seuil de nos maisons, de nos lieux de culte. Dieu a cr\u00e9\u00e9 les f\u00eates (voir la Loi dans le Pentateuque) et nous ne les vivrions pas !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"width: 436px;\" border=\"1\" cellspacing=\"3\" cellpadding=\"2\">\n<colgroup>\n<col style=\"text-align: justify;\" width=\"424\" \/><\/colgroup>\n<tbody>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffff\" width=\"424\">\n<h3 style=\"text-align: center;\">La f\u00eate montre la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;esp\u00e9rance par la puissance des symboles qui l&rsquo;habitent.<\/h3>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour conclure cette partie, j&rsquo;aimerais souligner que la f\u00eate chr\u00e9tienne n&rsquo;est jamais une fin en soi. Elle manifeste notre joie \u00e0 propos de quelque chose, d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement qui a une place dans l&rsquo;histoire humaine. Dans une f\u00eate chr\u00e9tienne le signifi\u00e9 doit \u00eatre pr\u00e9sent de fa\u00e7on visible et claire, nous pla\u00e7ant dans une perspective divine d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. L&rsquo;histoire n&rsquo;est plus cach\u00e9e par elle-m\u00eame, comme l&rsquo;arbre qui cache la for\u00eat, le milieu transcendant donne un sens \u00e0 l&rsquo;histoire. <em>Ainsi, p\u00e9riodiquement la f\u00eate nous rappelle que nous sommes compl\u00e8tement immerg\u00e9s dans l&rsquo;histoire, mais que celle-ci s&rsquo;inscrit, elle aussi, dans autre chose et que l&rsquo;ensemble est entre les mains de Dieu<\/em>. Qu&rsquo;aurai-je donc \u00e0 craindre ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<h2>2. La f\u00eate : expression de la foi<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/Bl\u00e9s.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2707 alignright\" style=\"margin: 10px;\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/Bl\u00e9s.gif\" alt=\"Bl\u00e9s\" width=\"203\" height=\"150\" \/><\/a>La f\u00eate est par excellence une expression du sacr\u00e9. La plupart des grandes f\u00eates sont religieuses. Elles font appel \u00e0 la foi du peuple. Bien que nos soci\u00e9t\u00e9s se soient s\u00e9cularis\u00e9es et que les f\u00eates religieuses n&rsquo;aient pas \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9es par des f\u00eates la\u00efques, nous sommes toujours des \u00eatres de f\u00eates et de rites. Si les f\u00eates qui existent encore sont devenues si tristes, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a un d\u00e9calage \u00e9vident entre la raison d&rsquo;\u00eatre de la f\u00eate (le signifi\u00e9) et la fa\u00e7on dont c&rsquo;est exprim\u00e9 et traduit lors de la f\u00eate (le signifiant). Ce d\u00e9calage peut aller jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;oubli du signifi\u00e9 et faute d&rsquo;\u00eatre remplac\u00e9 par une nouvelle raison de f\u00eater, le signifiant s&rsquo;appauvrit et finit par appara\u00eetre comme une coquille vide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La perte de notre capacit\u00e9 de f\u00eate et de fantaisie a aussi un profond sens spirituel. L&rsquo;homme spirituel est quelqu&rsquo;un qui saisit sa propre vie \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un cadre historique et cosmique plus vaste. C\u00e9l\u00e9brer suppose un ensemble de souvenirs communs, d&rsquo;espoirs collectifs, une unit\u00e9 minimum d&rsquo;int\u00e9r\u00eats, un langage commun, un signifi\u00e9 compr\u00e9hensible d&rsquo;une majorit\u00e9. La d\u00e9christianisation de notre soci\u00e9t\u00e9 est telle que tout ce que nous venons de souligner n&rsquo;existe plus chez la majorit\u00e9 ; cela est aussi visible pour les f\u00eates li\u00e9es aux deux guerres mondiales qui laissent notre jeunesse sans r\u00e9action.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des enqu\u00eates r\u00e9centes sur No\u00ebl laissent d\u00e9j\u00e0 r\u00eaveurs, par le peu de jeunes et d&rsquo;enfants capables d&rsquo;en donner le sens. On peut s&rsquo;interroger alors sur ce que seraient les r\u00e9sultats au sujet de P\u00e2ques, de Pentec\u00f4te et de l&rsquo;Ascension ? La perte du signifi\u00e9 a vid\u00e9 de son contenu la f\u00eate ; en perdant sa vitalit\u00e9 sans \u00eatre remplac\u00e9e par d&rsquo;autres signifi\u00e9s, nous avons perdu notre place dans l&rsquo;histoire, notre contrat avec nos ant\u00e9c\u00e9dents. Nous sommes alors des hommes d\u00e9form\u00e9s sans conscience d&rsquo;une norme et d&rsquo;une destin\u00e9e, des hommes r\u00e9duits. La perte est personnelle, sociale et spirituelle. La responsabilit\u00e9 de l&rsquo;Eglise \u00e0 redonner un sens aux f\u00eates, donc \u00e0 la vie, est d&rsquo;autant plus grande.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La f\u00eate nous permet d&rsquo;entrevoir des zones spirituellement riches que nous avons ignor\u00e9es jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent. En soi, l&rsquo;exp\u00e9rience de la f\u00eate est certainement une exp\u00e9rience troublante, car elle ouvre des perspectives que nous ne soup\u00e7onnions pas ou que nous craignions. <em>Elle fait appara\u00eetre la vie sous un autre jour.<\/em> Ce que nous pensions \u00eatre le tout de la vie, n&rsquo;est en fait qu&rsquo;une partie de la vie. Celle-ci ne se r\u00e9duit pas au quotidien. Nos relations sociales ne s&rsquo;\u00e9puisent pas dans les rencontres courantes, celles des connaissances, du commerce, du travail, de l&rsquo;amiti\u00e9 et m\u00eame de l&rsquo;amour. <em>La f\u00eate nous r\u00e9v\u00e8le autre chose, une vie plus pleine et plus f\u00e9brile, plus communautaire, plus joyeuse<\/em>. Contre la grisaille des jours, elle appelle \u00e0 une joie r\u00e9elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>La f\u00eate montre la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;esp\u00e9rance, par la puissance des symboles qui l&rsquo;habitent<\/em>. Elle permet que nous ne prenions trop au s\u00e9rieux ni nous-m\u00eames, ni notre r\u00f4le, ni nos t\u00e2ches en ayant l&rsquo;illusion que tout d\u00e9pend de nous. Elle nous rappelle que nous risquons de nous perdre dans la jouissance des choses comme si elles pouvaient suffire \u00e0 combler le coeur humain. Ainsi, par sa libert\u00e9 et le m\u00e9pris du l\u00e9galisme, de la richesse, du rationalisme, la f\u00eate d\u00e9masque cette pr\u00e9tention faussement divine des idoles de ce monde et met en exergue par ses symboles l&rsquo;essentiel : la relation \u00e0 Dieu et aux autres <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>(Luc 12.13-34)<\/em><\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On pourrait dire que la f\u00eate peut \u00eatre le lieu d&rsquo;une possible exp\u00e9rience de Dieu et de la r\u00e9alit\u00e9 du corps de Christ : l&rsquo;Eglise. La f\u00eate m\u00e8ne au pays de la paix, de la joie, de la communion, de la pl\u00e9nitude, donc au pays de Dieu. Cependant, nous reconnaissons que la f\u00eate est ambigu\u00eb. Elle peut contenir le Diable autant que Dieu. En effet, elle peut aussi engendrer l&rsquo;ali\u00e9nation, se pr\u00e9senter comme une idole. Elle peut devenir un but en elle-m\u00eame, surtout par la perte ou le d\u00e9tournement de son signifi\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand la joie de la f\u00eate tourne \u00e0 l&rsquo;orgie, \u00e0 la d\u00e9raison, au d\u00e9sordre, \u00e0 la d\u00e9gradation de l&rsquo;\u00eatre humain, \u00e0 la d\u00e9bauche, elle a perdu son sens. <em>Ce qui d\u00e9grade, abaisse ou caricature l&rsquo;\u00eatre humain, ne peut \u00eatre c\u00e9l\u00e9bration de Dieu, f\u00eate<\/em>. C&rsquo;est pourquoi, face \u00e0 de telles contrefa\u00e7ons de la f\u00eate, les chr\u00e9tiens sont rest\u00e9s r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 son \u00e9gard. Mais la f\u00eate chr\u00e9tienne est de l&rsquo;ordre de la gratuit\u00e9, de la gr\u00e2ce. Elle rappelle par ses symboles, des r\u00e9alit\u00e9s sur lesquelles repose la foi. Elle met en valeur l&rsquo;humanit\u00e9 r\u00e9concili\u00e9e avec Dieu et avec elle-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"width: 436px;\" border=\"1\" cellspacing=\"3\" cellpadding=\"2\">\n<colgroup>\n<col style=\"text-align: justify;\" width=\"424\" \/><\/colgroup>\n<tbody>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffff\" width=\"424\">\n<h3 style=\"text-align: center;\">Le culte, la f\u00eate, doivent \u00eatre des d\u00e9monstrations de ce que nous vivons.<\/h3>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour f\u00eater, il faut une certaine unanimit\u00e9. Il faut un langage commun, un r\u00e9pertoire de chants, des jeux communs, des leaders aim\u00e9s, des rites et des symboles accept\u00e9s par tous. Pour \u00eatre pl\u00e9nitude, la f\u00eate suppose qu&rsquo;on prenne la vie \u00e0 pleines mains, qu&rsquo;on ait des projets, des d\u00e9fis, des travaux communs, une histoire personnelle et collective.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la fin de cet article, on peut se poser quelques questions sur ce que nous soulignions dans le dernier paragraphe. La f\u00eate peut \u00eatre dangereuse et Dieu nous met en garde en <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Esa\u00efe (1.11-20)<\/em><\/span>, en <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Colossiens (2.16-23)<\/em><\/span> et en <span style=\"background-color: #add8e6;\"><em>Galates (4.8-10)<\/em><\/span>. On doit reconna\u00eetre qu&rsquo;il y a danger, danger de d\u00e9viation, danger d&rsquo;accident. Esa\u00efe nous avertit de ne pas rendre un culte, de ne pas f\u00eater Dieu si cela n&rsquo;est pas la r\u00e9alit\u00e9 de nos vies, de nos coeurs. Les aspects ext\u00e9rieurs, le culte, la f\u00eate doivent \u00eatre une d\u00e9monstration de ce que nous vivons, le trop-plein de nos coeurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La f\u00eate peut \u00eatre un instrument remarquable pour la vie communautaire, pour l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation, pour notre compr\u00e9hension de Dieu, de l&rsquo;Eglise et de nous-m\u00eames. A nous Eglise, \u00e0 savoir l&rsquo;utiliser et la contr\u00f4ler. La f\u00eate a \u00e9t\u00e9 faite pour nous et non pas nous pour elle ! C&rsquo;est ce que proclame le verset mis en exergue de cet article <span style=\"background-color: #ccffff;\"><em>(1 Co 5.7-8)<\/em><\/span> : \u00ab\u00a0C\u00e9l\u00e9brons donc la f\u00eate en communaut\u00e9, mais pas de n&rsquo;importe quelle fa\u00e7on.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">F.-J.M.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paul aux chr\u00e9tiens de Colosses (2\u00b0partie) \u00a0 C\u00e9l\u00e9brons donc la f\u00eate &nbsp; &nbsp; Lectures : 1 Corinthiens 5.7-8 ; Matthieu 11.17-19 &nbsp; \u00a0 &nbsp; par Fran\u00e7ois-Jean Martin &nbsp; &nbsp; &nbsp; Apr\u00e8s avoir vu dispara\u00eetre dans les d\u00e9cennies pass\u00e9es la notion de la f\u00eate, nous assistons \u00e0 l&rsquo;heure actuelle dans les \u00e9glises, \u00e0 un retour \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[84,10,32],"tags":[],"class_list":["post-6692","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fete","category-histoire-de-leglise","category-le-nouveau-testament"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6692","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6692"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6692\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6692"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6692"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.servir.caef.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6692"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}