Editorial de la revue 4-2011
La croissance de l’Église
Echos du 5ème Congrès international des Assemblées de Frères (IBCM5)1
Ce numéro, spécial par son contenu, relate une partie du vécu de l’une des rencontres les plus mémorables des Assemblées de Frères de l’histoire française.
Ce ne sont pas moins de 90 nations qui ont été représentées à Strasbourg du 13 au 17 juin dernier par des leaders nationaux des Assemblées de Frères. Une histoire commune, plongeant ses racines dans le Nouveau Testament, la Réforme, l’Anabaptisme et l’oeuvre des fondateurs du mouvement des Frères au XIXe, nous a rassemblés mais aussi remobilisés autour d’un objectif commun.
Le thème général du congrès 2011 était l’affirmation de Jésus : « Je bâtirai mon Église » (Mt 16.18), avec une étude sur la croissance de l’Église en différents environnements, cultures, générations. Les méditations bibliques du matin portaient sur les chapitres 2 à 10 du livre des Actes. Des réflexions stratégiques et de nombreux témoignages ont été apportés. Vous en trouverez un petit aperçu dans ce numéro.
Ce dossier est une nouvelle occasion de remercier toutes les personnes qui se sont impliquées dans l’organisation pratique et dans la planification2.
Pour aller plus loin, nous vous renvoyons au site internet de notre famille d’Églises, www.caef.net.
Reynald Kozycki
IBCM5 en chiffres
500 participants
90 nations représentées
86 exposants
100 participants subventionnés
5 500 repas servis
2 400 nuitées
250k € de budget
4 études bibliques
4 conférences
4 séances publiques en soirée
33 ateliers thématiques
1 célébration de la Cène
NOTES
1 International Brethren Conference on Mission
2 Le comité d’organisation, avec un plein soutien de la Commission de Service et de Référence des CAEF, était composé de Fares MARZONE (Italie), Matthew GLOCK (France), Annette NICKEL (Allemagne), Marcel REUTENAUER (France), François-Jean MARTIN (France), Claude GRANDJEAN (France), Neil SUMMERTON (Angleterre), Reynald KOZYCKI (France)
Sommaire du numéro 4-2011
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Louis XIV, par absolutisme royal et volonté d’unité politique et religieuse va supprimer la liberté de culte aux Protestants en révoquant en 1685 l’Édit de Nantes qu’avait signé Henri IV en 1598 et qui apportait la paix religieuse en France après les Guerres de Religion
En octobre 1685, l’Édit de Fontainebleau révoque l’Édit de Nantes, interdit le culte protestant et précise les mesures qui préviendront tout retour à l’ancienne doctrine : les temples sont rasés, les pasteurs envoyés en exil, les frontières sont fermées au vu de l’hémorragie démographique et économique que la répression a suscitée, les enfants doivent obligatoirement être enseignés dans la religion du roi…
Isaac Louis Lemaistre, plus connu sous le nom de de Sacy, naquit à Paris en 1613. Il était d’origine huguenote. Son père, Isaac Lemaistre, gagné à la religion réformée en 1616, dut subir, comme hérétique, les persécutions acharnées de sa famille. Celle-ci, à grand renfort de calomnies, le fit enfermer à la Bastille en 1619, après lui avoir enlevé ses cinq fils, dont l’un était Isaac, le futur traducteur de la Bible.
Une exigence de spiritualité a dicté le travail de sa vie, l’art a toujours été pour lui un mode d’accession au sacré, comme un mode de communion universelle. Dans une conférence qu’il a prononcée à Washington, lors d’un colloque du 2 au 4 mai 19633, Chagall s’interroge sur la crise morale de l’Occident : « Pourquoi sommes-nous devenus si angoissés depuis quelques temps ? Plus l’homme se libère de ses chaînes avec audace, plus il se sent seul, perdu dans la foule, prisonnier du destin. .. Si nous sommes émus au plus profond de nous-mêmes par la Bible, c’est surtout parce que,…c’est la plus grande oeuvre d’art au monde, qui contient le plus haut idéal de vie sur terre. » En 1958, il avait déjà dit à l’Université de Chicago : « J’ai choisi la peinture : elle m’était aussi indispensable que la nourriture. A ce propos, je rappellerai l’image biblique de Moïse qui a bégayé, mais que Dieu a poursuivi afin qu’il fasse son devoir. Ainsi, nous tous, malgré nos bégaiements, quelqu’un nous poursuit pour que nous fassions notre devoir. »





